Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Eleonore l'intrépide
Eleonore mène une vie tranquille avec sa mère et son petit-frère et à jouer avec Charlotte, la fille du forgeron. Lorsque sa famille est tuée et sa meilleure amie, qu'on prenait pour elle, assassinée, elle est adopté par le forgeron, qui lui apprend à se battre. Vingt ans après...

L'année dernière, en période de fêtes, France Télévision nous avait offert avec Rani de quoi épancher notre soif de dépaysement et de ricanements. Cette année, le budget a été revu à la baisse, et au rayon de l'héroïne au temps de l'Ancien Régime, on se contentera d'un téléfilm qui ne nous emmènera pas plus loin que la France profonde. Cela dit, c'est toujours bourré de clichés et con comme la lune.

Eleonore est une grosse rebelle qui se balade habillée en homme sans que personne n'y trouve à redire, tient des discours qui font penser qu'elle est une lycéenne venant d'adhérer au NPA sans que là encore, elle n'obtienne plus de réaction de son entourage que des "allons, allons..." vaguement amusés. Elle sait se battre, mais les chorégraphies des combats exigent qu'elle tienne son épée à deux mains et fassent trois tours sur elle-même avant de porter un coup.

Au rayon des personnages secondaires, ce n'est guère plus brillant, avec un père adoptif qui conserve le prénom d'Eleonore sans que personne ne fasse le lien avec la gamine assassinée avant qu'un godelureau de vienne fouiller des papiers, ledit godelureau et l'héroïne jouant à "je t'aime/je te hais", un méchant intendant, une société secrète, et une intrigue à la fois bête comme chou et confuse (un complot du roi et un complot contre le roi semblent se mêler). Au niveau des costumes, on est sensé être sous Louis XIV mais c'est la foire, les réactions des personnages sont souvent à côté de la plaque, le côté Zorro au féminin (on a même la scène du confessionnal de la version martin Campbell inversée) est sous-exploité etc.

Plus on avance dans le téléfilm, plus on en vient à se demander si tout ça n'est pas volontaire. Sans être une parodie, on a parfois le sentiment que les participants sont parfaitement conscients de la bêtise du truc. De ce fait, le détournement d'une révélation, à base de "je suis ton père" qui semble arriver avec de gros sabots est amené de façon assez amusante... Hélas, c'est pour qu'un peu plus tard on nous ressorte cette ficelle de façon encore plus énorme. Certains dialogues semblent se foutre carrément de la gueule des héros, témoin la scène où Éléonore et Tristan ne savent que faire d'un comploteur qu'ils ont interrogé: - on ne peut pas le laisser partir, il va prévenir ses complices. - on n'a qu'à lui couper la langue. - Bonne idée. - Attendez, il sait écrire. - Coupons-lui aussi les mains. - Parfait."

Quand le godelureau apparait à la fenêtre de l'héroïne, celle-ci s'étonne de la façon dont il est parvenu jusqu'ici. "Avec l'échelle", lui dit-il comme si c'était une évidence, ce qui est le cas... Et quand il repart au petit matin c'est en sautant par la même fenêtre, qui donne soudain l'impression d'être au rez-de-chaussée. Arrive Louis XIV à la fin et là on se dit que les auteurs du téléfilm ne pouvaient pas être sérieux quand on voit sa dégaine.

Néanmoins, le parti-pris n'est jamais franc, et on ne sait plus si on doit rire avec le film, ou rire de lui, on n'est pas dans un pastiche à la Philibert et les personnages en mousse et l'intrigue faible le restent quel que soit l'orientation voulue. Du coup reste l'impression bizarre de voir un téléfilm raté mais qui se laisse suivre malgré tout, trop paresseux et gentillet pour se détacher des précédentes tentatives loupées de la chaîne sur le créneau du divertissement historique tout en étant conscient de sa propre ringardise.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 23 Décembre 2012, 14:16bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".