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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Potion précédente-Potion suivante
Doctor Who saison 8 épisode 10: In the Forest of the Night
En l'espace d'une nuit, la Terre entière a été recouverte de végétation, notamment de grands arbres qui ne cessent de pousser. Le Docteur, Clara, Danny et une classe de pré-adolescents vont devoir traverser Londres revenue à l'état sauvage pour découvrir la clé du mystère.

Cette deuxième partie de saison aura vu la contribution d'un trio de nouveaux scénaristes mais les débuts de Frank Cottrell Boyce me laissent plus dubitative que ceux de James Mathieson. Pourtant, l'épisode commence bien. La bande originale est toujours aussi réussie et s'enrichit de nouveaux thèmes, Londres recouvert de verdure donne encore plus envie de s'y promener (à nos risques et périls) et la rencontre entre le Docteur et Maebh, une fillette perturbée et tellement habituée à être larguée qu'elle ne perd pas son temps à s'étonner de la taille du TARDIS, fonctionne immédiatement. Mais au fur et à mesure, le manque de réelles sensations de menaces (alors qu'encore une fois la Terre est menacée) fait que l'intérêt baisse. De plus le tout est sans doute trop mignon et facile pour que j'accroche.

Si le titre de l'épisode et la présence d'un tigre renvoient à un poème de William Blake, il y a surtout beaucoup d'allusions à l'univers des contes: Hansel et Gretel, Le Petit Poucet, Le petit Chaperon Rouge (et en plus de ce dernier, les yeux luisants du loup dans le noir peuvent aussi rappeler Gmork dans L'Histoire sans Fin)... Mais les contes ont généralement un aspect très sombre, plus ou moins atténué selon les versions mais toujours présent. Ici, tout va trop comme sur des roulettes pour qu'on ressente la moindre tension, malgré de bonnes idées (le dialogue où Clara déclare ne pas vouloir être la dernière de son espèce tape juste mais sans véritable sentiment de séparations définitives n'est pas aussi fort qu'il aurait pu dans un autre contexte). De plus, les toutes dernières secondes viennent parachevées ce sentiment de voir un épisode avec des éléments séduisants mais qui se veut bien trop gentillet et rassurant. On peut comprendre cette volonté au sein d'une saison qui a davantage misé sur des épisodes un peu sombres ou effrayants (et l'aperçu de la première partie du final promet d'être dans ce registre) mais les enjeux ne sont jamais vraiment palpables. De plus, si la petite Maebh est attachante, je ne peux pas en dire autant de sa classe de cassos. Les jeunes acteurs n'étaient pas mauvais, mais, peut-être est-ce dû à une méconnaissance d'une système éducatif anglais, je ne les ai pas trouvé très crédibles dans leur façon de s'adresser à leurs professeurs (et le camping dans les musées ça se fait vraiment outre-manche?). J'ai également trouvé difficile de croire qu'aucun londonien ne s'aventure dehors en dépit des directives du gouvernement à part la mère de Maebh.

La réalisatrice, en revanche, m'a fait plutôt bonne impression, notamment en liftant l'habituelle scène de flash-infos (si c'est à elle qu'on doit cette astuce). In the Forest of the Night rappelle un peu trop ces épisodes précédant le grand final faisant plus office de remplissage que d'épisodes où l'économie de moyens mettait le scénariste au défi de faire quelque chose d'un peu audacieux.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 26 Octobre 2014, 21:30bouillonnant dans le chaudron "Whoniverse".


Ingrédients :

  TrueMormont
26-10-14
à 22:26

Je partage tout à fait cette analyse. Bien que j'aie très apprécié le côté créatif du scénario, certains éléments comme la réaction naïve des personnages ( hormis le Docteur) à l'envahissement de Londres par la forêt: " Ah tiens, c'est joli, et si on se promenait?" et l'absence criante d'êtres humains en dehors de la joyeuse troupe m'a un peu empêché de rentrer totalement dans l'histoire. La scène où les humains oublient miraculeusement leurs mésaventures est à la fois nécessaire mais trop bâclée pour ne pas y voir une certaine paresse scénaristique ( un peu comme le coup de lune qui réapparaît hors champs dans "Kill the Moon"). L'ambiance est somme toute assez proche d'un épisode de Noël sympa ( en remplaçant la neige par des arbres) mais sans grand impact.
Malgré de très bons épisodes individuellement pris, je regrette que cette saison n'aie pas vu de révélations sur le plan de l'univers extraterrestre: chaque créature rencontrée étant cantonnée à sa tentative d'invasion de la Terre. D'ailleurs en passant, ne semble-t-il pas que nous soyons revenus à la période des Docteurs "terrestres"? Sur les 10 épisodes montrés jusqu'à présent, plus de la moitié concerne notre modeste planète...

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
26-10-14
à 23:10

Re:

Pour les créatures, oui et non, dans Robots of Sherwood le but des Robots est de quitter la planète, même si le Sherif s'imagine de son côté qu'il va conquérir le monde. Into the Dalek se passe bien loin de chez nous (mais avec les Daleks à long terme ça concerne tout l'univers). Dans Listen on n'est même pas sûr qu'il y ait de créatures, celle de Time Heist veut juste retrouver sa compagne, dans Kill the Moon là encore pas d'invasion prévue, pas plus que dans Mummy on the Orient Express. En fait, à part dans Flatline, on n'est pas vraiment dans le cas de figure de l'invasion, la plupart des adversaires ont un autre but ou sont égarés.

Par contre c'est vrai qu'on n'a pas tellement voyagé mais je ne sais pas si c'est tellement moins que dans les autres saisons (les voyages dans le passé comptent aussi dans le dépaysement même si on a pas mal vu le Londres victorien ces dernières saisons, c'est une occasion de développer des personnages secondaires récurrents, mais du coup le décor est un peu trop connu et on se prive un peu d'un autre épisode dans le passé à des époques qui n'ont pas encore été trop évoquées. Un épisode dans l'Égypte antique ferait sans doute péter le budget mais ça pourrait être sympa, par exemple).

  Persis
Persis
27-10-14
à 11:38

Re:

J'ai beaucoup apprécié cet épisode et ce côté conte de fées, au point par ne pas être troublée par les incohérences relevées. L'humour omniprésent du Docteur y était sans doute pour quelque chose : la comparaison avec le sucre dans le coca, etc. Le seul petit point qui m'aie fait tiqué c'est le débarquement de "l'équipe" dans le Tardis.
Ah ben, bientôt, Mr Pink s'installera à la caisse, devant la porte et on pourra acheter son billet pour le visiter. Il y a pas mal de monde qui pénètre dans cet antre sacré depuis le début de la saison (en comparaison avec les autres).
J'ai adoré le petit souvenir où Rubby-j'ai-pas-inventé-la-poutre répond à son prof de math que X se trouve au-dessus du tableau. Ça m'a rappelé un épisode scolaire où un prof s'agitait devant son graphique pour expliquer à une de ses élèves, avec le plus grand sérieux du monde où se trouvait son Q, tandis que le reste de la classe se mordait les lèvres.
Sur le coup, je ne me suis pas posée la question de l'absence de monde dans les rues tout droit sorties d'une pub pour une barre de céréales.
Peut-être mon attention était-elle absorbée par ce joli prénom que je ne connaissais pas encore et dont j'essayais de capter la prononciation : Maebh.

  Persis
Persis
27-10-14
à 11:39

Re:

* m'ait fait tiquer. Oups !