Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Doctor Who, saison 12 épisode 7: Can You Hear Me?
Le Docteur est appelée à Alep, au XIVe siècle, où l'attaque d'une mystérieuse créature a laissé derrière elle une jeune femme terrifiée. À Sheffield, les compagnons du Docteur doivent faire face à d'étranges visions.

Chris Chibnall et sa coscénariste pour l'occasion Charlene James arrivent cette semaine avec un programme chargé. En effet, l'aventure du jour s'emploie à proposer une menace extra-terrestre (c'est bien le moins!) mais également à développer le personnage de Yaz, plus d'une saison et demi après son apparition dans la série, il était temps. Cependant, tout cela est fort décousu et disjoint, malgré de bonnes idées ici et là.

Parmi celles-ci, la menace incarnée par un Kevan Lannister aux doigts baladeurs (et non, ce n'est pas une image) est plutôt sympathique bien que l'idée d'une entité puisant sa force dans les cauchemars des humains n'est pas vraiment inédite. Il parvient tout de même à berner Thirteen de belle façon, relançant ainsi une intrigue mollement menée. Car encore une fois le rythme est languissant sans que l'on sache exactement quoi incriminer: le scénario, le montage, la réalisation, un peu de tout à la fois? En tout cas, le résultat final est confus et étrangement construit.

Can You Hear Me tente également d'aborder la question de la santé mentale à travers divers personnages: Ryan visite Tibo, un ami qui souffre de dépression, Graham abrite toujours un fond de culpabilité du survivant et on en apprend plus sur Yaz, qui certes avait déjà mentionné avoir été victime de harcèlement la saison précédente mais balancé comme ça l'était entre la poire et le fromage ça n'avait pas vraiment contribué à étoffer un personnage qui en avait cruellement besoin. Il est néanmoins dommage qu'encore une fois, elle s'efface devant un personnage ponctuel, Tahira, et que finalement ses problèmes personnels soient évoqués dans une longue scène après le climax, en marge de l'épisode, comme si c'était un à-côté. On voyage donc un peu (trop peu) dans la Syrie du XIVe siècle mais il aurait peut-être été préférable de centrer cet épisode sur Yaz plutôt que de créer une protagoniste pour le besoin de la démonstration. De plus, on a vraiment l'impression que chaque membre du groupe souffre dans son coin sans rien dire aux autres, difficile d'avoir une réelle alchimie dans ces conditions. Cela contribue une fois de plus à donner le sentiment de ne pas voir des épisodes dont le scénario a été suffisamment poli et mis en forme, mais une version où on a jeté les idées, parfois bonnes, parfois mauvaises, sans trop peser toutes les possibilités.

Ce n'est pas la première fois que la série se penche sur les troubles de l'esprit dont on peut souffrir et on se souvient notamment de Vincent and the Doctor qui accomplissait un joli tour de force en expliquant les mécanismes de la dépression à un jeune public sans cacher qu'il n'existait pas de remède simple pour en guérir. Can You Hear Me se veut plus optimiste, ce qui est tout aussi louable, sans pour autant montrer que tout se règle d'un claquement de doigt.

Il y avait du potentiel dans cet épisode, que ce soit pour proposer des scènes à se cacher derrière le canapé ou pour aborder des sujets importants et plus concrets que des monstres en CGI. Dommage que tous ces éléments aient été amenés de manière aussi foutraque et sans dynamisme parce qu'on entrevoit tout de même qu'il y avait de quoi livrer quelque chose de bien plus solide.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 9 Février 2020, 22:48bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".