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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Potion précédente-Potion suivante
Doctor Who saison 10 épisode 11: World Enough and Time
--> Spoilers!
Le TARDIS répond à un appel de détresse et se matérialise dans un vaisseau spatial situé juste devant un trou noir. Histoire de tester la bonne volonté de Missy, le Docteur la laisse prendre en charge le sauvetage, assistée de Bill et Nardole tandis qu'il garde un œil sur le tout. Naturellement, rien ne se déroule comme prévu.

Avant de parler de l'épisode en détail, un intermède culturel. Tout comme In the Forest of the Night tirait son titre du poème de William Blake The Tyger, World Enough and Time est une citation du poème To His Coy Mistress d'Andrew Marvell. Si Missy n'est pas une timide Maîtresse, le déroulement du temps a une importance capitale dans cet épisode. On se trouve dans la dernière partie du grand final de la saison, avec du coup Moffat au scénario et le retour de Rachel Talalay à la réalisation (ainsi que d'un Murray Gold inspiré, bien qu'il ne soit jamais vraiment parti). Et ça démarre magnifiquement. La première partie est plutôt détendue passé un pré-générique dont il faudra attendre pour comprendre le pourquoi du comment, Michelle Gomez fait son show, on s'amuse des querelles de fans sur le fait d'appeler le Docteur Doctor Who, puis Bill se retrouve avec un gros trou dans le torse et les ennuis commencent.

Le vaisseau près du trou noir n'est pas sans rappeler le diptyque The Impossible Planet/Satan's Pit, et l'ambiance y est tout aussi angoissante, mais heureusement, on exploite la situation différemment, avec l'excellente idée du temps se déroulant à plusieurs vitesse selon la partie de l'appareil où l'on se trouve. La découverte par Bill des niveaux inférieurs est digne d'un bon film d'épouvante (la scène où l'on découvre comment l'infirmière règle la question de ses patients souffrants), même si Mr Razor, pendant un temps au moins, fourni un peu d'humour et de répliques mémorables (“when you hug me, it hurts my heart”).

Cet épisode pose la question de la façon dont la BBC gère sa promotion. Je savais que les Cybermen mondasiens et surtout le Maître manière John Simm feraient leur grand retour, non pas en farfouillant partout, mais parce que la chaîne n'en a jamais fait secret, a claironné l'information puis a sorti des photos promotionnelles. Cela ne m'a pas dérangée, mais pour des spectateurs qui apprécient davantage les surprises, il est difficile d'y échapper. Peut-être depuis la fuite concernant la régénération de Nine les producteurs préfèrent faire les annonces eux-mêmes plutôt que de se faire doubler par des tabloïds, mais on a vu qu'à l'occasion, ils étaient capables de préserver des secrets (la présence de Twelve dans l'épisode du Cinquantenaire). Enfin bref, ce qui est fait est fait et cela ne m'a pas empêchée, même en ayant un temps d'avance sur les personnages, d'apprécier le spectacle.

Tout d'abord parce que tout est habilement amené, et que les interprètes sont encore une fois très bons, mais surtout, ces retours combinés ne pouvaient que me plaire. Je ne trouve pas les Cybermen très intéressants quand ils sont juste une armée d'envahisseurs visant à transformer le monde à leur image, mais j'ai toujours trouvé leur point de départ, qu'il s'agisse des Cybermen de Mondas ou de Cybus Industries, particulièrement glauque et mémorable. De plus, en découvrant The Tenth Planet, leur première apparence, malgré le côté bricolo, m'avait davantage plu que les Playmobils qu'ils sont peu à peu devenus. Avec une simple cagoule, des yeux et des mains apparentes, et une voix déjà mécanique mais plus chantante et mal rythmée, ils étaient plus proches de l'Humain, donc plus dérangeants. Donc, assister à la genèse des Cybermen mondasiens, et savoir ce qui se tramait dans l'hôpital, a tenu toutes ses promesses.

Ensuite, le retour du Simmster! John Simm avait déclaré avec The End of Time qu'il ne pensait pas revenir dans la série sauf au cas où il faudrait filmer sa régénération, car il estimait que son Maître était celui de Ten. Michelle Gomez a visiblement suivi le même raisonnement et déclaré qu'elle n'affronterait pas les successeurs de Capaldi. Mais c'est un plaisir de voir Simm revenir tout de même(cela ne m'étonnerait pas qu'on le voit se régénérer, mais il ne fait pas un simple caméo et a un vrai rôle) et avertie de sa présence, le maquillage de l'acteur jouant Razor était tellement évident qu'il n'y avait pas besoin d'être grand clerc pour deviner qui se cachait dessous. Encore une fois, ce n'est pas gênant, on est dans la droite ligne de la série classique où le personnage usait de déguisement et pseudonyme transparents qui parvenaient pourtant à abuser le Docteur le temps nécessaire.

Il y a une tradition pour les épisodes anniversaires d'écrire une histoire impliquant plusieurs Docteurs, mais c'est une première dans la série d'avoir deux Maîtres à l'écran en même temps (dommage que Roger Delgado ne soit plus de ce monde. Bizarrement on n'a pas contacté Eric Roberts...) et leur scène de retrouvailles fonctionne à merveille.

Cet avant-dernier épisode de la saison a en tout cas placé la barre très haut et il sera difficile pour The Doctor Falls d'être à la hauteur, mais les bases sont suffisamment solides pour espérer une bonne conclusion.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 25 Juin 2017, 11:04bouillonnant dans le chaudron "Whoniverse".


Ingrédients :

  Campanita
Campanita
25-06-17
à 12:33

Oh my giddy aunt!
Cet épisode était vraiment dingue! Sans doute le meilleur de la saison et un des meilleurs de Capaldi (même si "Heavent Sent" reste au-dessus). Du coup j'ai un peu peur que le suivant fasse redescendre l'enthousiasme.
Que dire? Moffat a décidé de partir au beauté, et si la saison aimait énormément les références à la série classique, ici ils se sont lâchés! Idem pour le jeu avec le quatrième mur, qui cette fois-ci a été carrément défoncé (on fait surtout référence à "The Tenth Planet" mais curieusement j'ai aussi pensé à "The War Machines": "Doctor Who issss required!")
Quant au sort de Bill, je suis un peu plus partagée: d'un côté, c'était couillu d'oser faire ça, mais d'un autre, la situation rappelle un peu trop Danny Pink, surtout qu'il s'agit également d'une fin de saison de Capaldi avec implication de Missy...Je sais qu'à ce stade la série ne plus se réinventer à chaque épisode, mais là c'est un peu trop similaire (au moins Bill est un personnage qui m'implique plus au niveau émotionnel que ne l'était Danny).
Et le trou noir...J'avais adoré "The Impossible Planet/The Satan Pitt" mais l'aspect "base under siege" n'a jamais été mon gros kiff dans la série. Ici le thème est mieux exploité.

Tiens, et pour les autres Maîtres, Anthony Ainley n'est pas toujours en vie?

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
25-06-17
à 12:51

Re:

Oui, j'ai aussi pensé à War Machines, et plus globalement la série classique qui pendant longtemps créditait le personnage au générique comme "Dr Who". D'où le fait que Capaldi lui-même l'appelle comme ça quitte à faire bondir des fans qui le sont depuis moins longtemps que lui (question de génération puisque Tennant est particulièrement fan de Five et que c'est à cette période que le générique indiqué The Doctor, ce qui était plus logique, et il tient à cette appellation).

Pour Bill, j'espère qu'on en restera pas là, parce qu'effectivement, ça fait un peu doublon avec Danny Pink, sans parler que ce serait la deuxième compagne d'affilée à mal finir. Apparemment elle ne reviendra pas pour la saison 11 parce que Chibnall veut ses propres personnages, mais ce serait bien qu'on trouve une solution.

Malheureusement Anthony Ainley est décédé en 2004. Pour les anciens Maîtres il reste outre Roberts Derek Jacobi mais son temps d'existence est tellement limité que ce serait dur de lui trouver un créneau pour qu'il s'invite dans un autre épisode.