Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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--> La première loi 3
Bayaz et ses compagnons sont de retour à Adua, à peine plus avancés qu'à leur point de départ, alors que les troupes ghurkiennes s'apprêtent à déferler sur le Midderland. Heureusement, le Premier Mage a encore quelques tours dans son sac.

Avec ce dernier tome qui clôt la trilogie, les intentions de Joe Abercrombie se font claires: prendre le contre-pied des cycles de high fantasy classique et positif, où le Bien l'emporte sur le Mal et où tout le monde obtient plus ou moins ce qu'il mérite. Difficile de ne pas penser à La Belgariade par exemple, tant la saga d'Eddings est un peu l'accomplissement de toutes les tartes à la crème de la fantasy épique (ce qui fait une partie de son charme). Que se passerait-il si Belgarath, loin d'être un brave vieux sorcier un poil ombrageux mais soucieux du bien commun, ne valait pas mieux que Torak ou Zedar et si, en fait ceux-ci, tous mauvais soient-ils, ne faisaient que réagir à la base à ses méfaits? Et comment le comportement d'une personnalité pareille rejaillirait sur le personnage de Belgarion? C'est un peu à ces questions que La première loi répond, et avec un tel postulat, on se doute que les réponses seront cruelles.

En gros, personne n'a ce qu'il mérite, on peut évoluer et tenter de faire le bien à petite échelle mais difficile de changer le monde quand des puissances tirent les ficelles. Un constat pessimiste, surtout une fois débarrasser de son verni de fantasy.

Heureusement, Abercrombie ne se contente pas de tout casser de façon stérile, il arrive à camper des personnages charismatiques pour lesquels on s'inquiète, et même s'ils sont manipulés, ne les réduit pas à des pantins complètement vides juste là pour expliquer que le monde est pourri ou absurde. Ainsi, malgré la cruauté du final où peu de personnages tirent leur épingle du jeu (mais de quelle façon!), on se prend à rire devant certains dialogues et on est tenu en haleine. Abercrombie réussit là où, à mon avis, KJ Parker s'était plantée avec sa Trilogie Loredan où ses personnages à la fois avides de vengeance et très pragmatiques finissaient par lasser et désintéresser le lecteur de leur sort.

La Première Loi est un exercice réussi de relecture d'un schéma classique, mais je suis curieuse de voir ce qu'à fait Abercrombie après ça. Car retourner les clichés, ça peut marcher une fois, mais à trop recourir à ce procédé, on risque de devenir soi-même prévisible.
potion préparée par Zakath Nath, le Jeudi 1 Août 2013, 18:36bouillonnant dans le chaudron "Fantasy".