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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Clara et les Chics Types
Bertrand, Mickey, Louise, Frédéric, Charles et Aimée sont six jeunes gens à l'aube de la trentaine, d'horizons différents, ayant formé un groupe, les Why Notes. Alors qu'ils doivent se rendre à Paris pour un concert, Bertrand a un coup de foudre pour Clara, qui fuit un mariage avec un riche entrepreneur.

Je ne suis pas une grosse consommatrice de comédies françaises même si certaines d'entre elles font partie de ces films dont je ne me lasse pas et qui marchent à chaque fois. Aussi, c'est un peu par hasard que je me suis lancée dans Clara et les Chics Types, que je ne connaissais que de nom sans m'y être intéressée plus que cela. Et ce fut une très bonne surprise.

Les premières minutes sont tout de même assez terrifiantes puisque l'on a droit aux Why Notes en action, avec tout ce que la fin des années 70 et le début des années 80 ont pu offrir de pire pour les yeux et les oreilles. Ce n'est pas aussi paroxystique que Lucile amour et rock'n roll, et traité avec humour (le lancé de peigne...) mais on est quand même heureux que la suite du film réduise les prestations du groupe à la portion congrue (je crois que j'aurais préféré me taper l'intégrale de la compil Romeo et Musette du beauf de service qu'une chanson supplémentaire des Why Notes). Notons au passage que la musique est signée Michel Jonasz, qui même sans apparaître joue un rôle dans l'intrigue.

Après cette entrée en matière, les personnages sont présentés de façon fluide, Bertrand, jeune prof père de famille dont les enfants ne parlent qu'allemand, Mickey, flic sans vocation marié à une femme plus âgée que lui, Louise, coincée au milieu de parents bourgeois se disputant sans cesse et qui rêve de devenir championne de rallye, Frédéric, issu d'un milieu très favorisé qu'il a fui en vivant de petits boulots, Charles, prothésiste dentaire d'une jalousie maladive et sa femme, la brillante Aimée... Tous ces personnages vont vivre un week-end particulièrement animé et une des forces du film est de n'en négliger aucun alors que le synopsis aurait pu laisser penser qu'ils joueraient pour la plupart les seconds couteaux derrière Bertrand et Clara.

Toute la bande est solidement incarnée, par un trio issu du Splendid d'abord, Thierry Lhermitte dans le rôle de Bertrand, Josiane Balasko en Louise et Christian Clavier dans le rôle de Charles (qui prouve si besoin été qu'il pouvait être très bon avant de tomber dans l'hystérie jacquouillesque). À cela on peut ajouter Daniel Auteuil en Mickey, également une valeur montante de la comédie à l'époque, Marianne Sergent dans sa seule apparition au cinéma et Christophe Bourseiller que je ne connaissais pas et pour qui j'ai eu un petit faible avec son personnage aux répliques constamment en décalage avec les événements.

S'ajoutent quelques seconds rôles savoureux comme Jacques Rosny dans le rôle de l'époux de Clara ou Roland Giraud en ex-mari bien beauf d'Aimée qui fait tourner Clavier en bourrique.

Quant à la Clara du titre, elle est jouée par une Isabelle Adjani dont la carrière était déjà bien lancée. J'avoue que je ne suis pas une grande fan de l'actrice, non que je la trouve mauvaise, mais elle me laisse généralement de marbre. Ici, son personnage apparait peu tout en amenant malgré elle une bonne partie des rebondissements et elle correspond plutôt bien à ce rôle insaisissable qui suscite les passions sans qu'on sache vraiment pourquoi.

Pour son premier long-métrage, la réalisation de Jacques Monnet, sans être flamboyante, est soignée, mais le scénario et les dialogues de Jean-Loup Dabadie sont vraiment les atouts majeurs, avec un sentiment de mélancolie qui baigne le film (et qui l'empêche peut-être d'être rangé dans la catégorie des feel-good movies, encore que) mais ponctué de répliques souvent très drôles qui font qu'on s'attache facilement à ces personnages ayant du mal à entrer totalement dans l'âge adulte. Si visuellement il a un peu vieilli, le film reste néanmoins une petite réussite toujours efficace et qui vaut le coup d'être redécouvert.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 18 Septembre 2016, 18:38bouillonnant dans le chaudron "Films".