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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Cendrillon
Ella grandit heureuse avec ses parents dans une jolie maison à la campagne, jusqu'à ce que le décès de sa mère, puis le remariage de son père la réduisent à un rôle de domestique rudoyée par sa marâtre, lady Traymane et ses deux belles-sœurs. Pendant ce temps, le roi insiste pour que son prince héritier de fils trouve chaussure à son pied.

Les adaptations et variations sur les contes de fées font leur retour au cinéma, peut-être parce que le filon des best-sellers en fantasy se tarie et en dehors d'une petite poignée n'a pas été aussi lucratif qu'espérer. Disney a donc chargé Kenneth Branagh de faire revivre Cendrillon, un des classiques de la firme, mais cette fois-ci avec des acteurs en chair, en os, et parfois, en pixels. Il ne faut donc pas s'attendre à un retour aux sources du conte de Perrault (ou à la version des Grimm) ou à une quelconque innovation, comme certaines versions récentes ont tenté de le faire. La seule concession à la modernité est de donner plus de scènes de dialogues entre l'héroïne et le prince afin qu'on comprenne qu'ils s'apprécient pour leur personnalité, et montrer Ella refuser une proposition de sa belle-mère (l'autorisation de voir le prince pour lui faire savoir qu'elle est la mystérieuse fille du bal contre une place d'intendante pour lady Traymane) afin de bien montrer qu'elle est loin d'être une créature passive qui ne rêve que d'épouser le prince et se fiche du reste. L'apport de cette version de l'histoire à tout ce qui a été fait autours de Cendrillon est donc minime, voire inexistant, mais par rapport aux très bancals Blanche-Neige et le Chasseur, La Belle et la Bête ou Maléfique, a au moins l'avantage de ne pas se perdre à vouloir courir plusieurs lièvres à la fois et d'être cohérent.

Une fois ce parti-pris accepté, le spectacle est plaisant. C'est plein de bons sentiments, joli et vraiment "conte de fée Disney classique", que ce soit les décors, les costumes, ou la bande originale de Patrick Doyle, très réussie dans le genre. Le casting est à l'avenant. Il n'est pas forcément aisé de tirer son épingle du jeu avec des personnages aussi archétypaux, laissant peu de place à la nuance. Lily James dans le rôle-titre s'en sort avec les honneurs et parvient à ne pas être agaçante ou totalement fade en modèle de bonté. Cate Blanchett, Sophie McShera et Hollyday Grainger offrent des performances savoureuses (les deux dernières sont cent coudées au-dessus des sœurs de Belle dans l'adaptation de Gans). Richard Madden doit faire avec un maquillage et des lentilles qui rendent sa beauté bien plus artificielle qu'elle ne l'est. Si du coup, il fait vraiment prince de conte de fées, on est à deux doigt de tomber dans la vallée dérangeante sur certains plans. Quant aux seconds rôles, j'ai eu le plaisir de voir Alex MacQueen en crieur public et Derek Jacobi en monarque, entre autres.

Cendrillon offre le plaisir rassurant de replonger dans une histoire familière, sans surprises, bonnes ou mauvaises. C'est bien fait à tous les niveaux mais même si je ne pense pas qu'un film doit être "utile", délivrer un message ou faire avancer l'histoire du cinéma, on peut s'interroger sur la pertinence de reprendre une œuvre connue sans creuser davantage dans une direction ou une autre. Question que je me pose aussi sur la future version de La Belle et la Bête aussi produite par Disney et qui là encore devrait être basée sur le dessin animé.
potion préparée par Zakath Nath, le Vendredi 27 Mars 2015, 12:12bouillonnant dans le chaudron "Fantasy".