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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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American Horror Story, saison 11: NYC
À New York, en 1981, un tueur s'en prend à la communauté gay. Adam, dont l'un des amis a disparu, tente de démasquer l'assassin. Gino, reporter en couple avec un policier, s'allie à lui tandis qu'Hannah, docteur et amie d'Adam, découvre l'existence d'un virus dévastateur.

Saison 11 d'American Horror Story et malgré le mal que je peux en dire presque chaque année quand la série revient, je ne peux semble-t-il pas m'empêcher d'y revenir moi aussi, poussée par une curiosité morbide: est-ce que ce sera potable malgré le mauvais goût et un scénario qui avance aléatoirement? Est-ce qu'on arrivera à faire pire que le pire? La saison 10 Double Feature atteignait des sommets dans le mépris pour ses personnages et le spectateur qui semblait difficile à surpasser. Quant à cette saison 11, la promo a été fort discrète, ce n'est que quelques jours avant le début de la diffusion qu'on a même découvert son thème: une série de meurtres dans le milieu gay new-yorkais des années 80. Bon, le tueur en série dans les années 80, c'était déjà au centre de la saison 9, 1984. Ici, le cadre choisi prêtait moins à la gaudriole et en effet, le ton est nettement plus sérieux, ce qui va être à la fois un atout et une faiblesse.

En effet, on est frappé par la sobriété générale, en tout cas selon les critères de la série: peu de personnages vraiment déjantés, juste étranges ou malsains mais pas totalement invraisemblables comme c'est souvent le cas. On parle des débuts de l'épidémie du sida et ses ravages chez les homosexuels, et contrairement à 1984, les meurtres ne prêtent pas à sourire, une atmosphère poisseuse règne sans arrêt et pèse sur le destin des protagonistes qu'on ne cherche pas à tourner en ridicule. C'est donc forcément un bon point par rapport à la saison précédente et à ses pantins grotesques. Un des défauts en contrepartie finalement c'est que l'on n'a parfois pas, malgré quelques acteurs récurrents de la série (mais les piliers ont presque tous désertés), l'impression d'être devant American Horror Story. Ce ne serait pas très grave, vu la qualité générale de celle-ci, si le résultat était convaincant mais malgré les bonnes intentions affichées, c'est loin d'être le cas.

Les motivations du tueur sont improbables mais soit, on n'échappe pas aux outrances même si c'est timide par rapport aux saisons précédentes mais comme d'habitude, il y a un manque de rigueur dans l'écriture qui sent toujours le fourre-tout. Auquel il faut ajouter un symbolisme lourdingue et sérieux qui atteint des proportions épiques dans les deux derniers épisodes où l'on abandonne l'intrigue policière pour faire des adieux qui se veulent déchirants à des personnages pas spécialement attachants. "Big Daddy", colosse masqué, cristallise ce parti-pris. Est-ce un fantôme? On en a l'impression mais quelques actions concrètes contredisent cette hypothèse même si de toute évidence il doit représenter quelque chose: l'homophobie, le sida, allez savoir. On oublie totalement dans le double épisode final le trio de lesbiennes, on ose une thèse conspirationniste sans même aller jusqu'au bout mais j'imagine que la réponse est que tout cela est une métaphore et qu'il ne faut pas s'attarder au détail.

Si l'on croise Billie Lourd, Denis O'Hare, Leslie Grossman, Patti Lupone et que Zachary Quinto fait son grand retour, le casting est en grande partie renouvelé et pas dégueu malgré des personnages peu palpitants: Russell Tovey est étonnamment crédible en flic américain grisonnant et Jeff Hiller met particulièrement mal à l'aise tandis que Charlie Carver, producteur et scénariste de quelques épisodes, se réserve le rôle du héros. Pas certaine cependant que ce sang neuf apporte grand chose et que la relève est assurée même si on comprend que cela soit nécessaire et que le processus était déjà plus ou moins enclenché depuis plusieurs saisons.

Avec cette saison 11, American Horror Story semble tenter de faire son Angels in America. Ce n'est vraiment pas une réussite, échouant dans l'horreur comme dans le drame humain en chargeant la barque d'éléments symboliques qui ne cachent pas les carences de l'intrigue. C'est moins antipathique que la saison précédente mais la barre était basse et l'on sent la difficulté à se renouveler alors que deux saisons supplémentaires sont déjà commandées.
potion préparée par Zakath Nath, le Vendredi 18 Novembre 2022, 18:32bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".