Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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American Horror Story: Cult, saison 7 épisode 1: Election Night
Trump est élu président des États-Unis, et tout bascule pour Ally, mère de famille vivant avec son épouse et son fils dans une coquette maison du Michigan. Ses nombreuses phobies refont surface et elle est hantée par des apparitions de clowns auxquelles son entourage ne croit pas. De son côté, Kai Anderson est ravi du résultat de l'élection. Pour lui, la peur mène le monde et les États-Unis de Trump sont à ses yeux le parfait terrain pour mettre en pratique ses théories.

Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas attendre la fin de la saison pour livrer mes impressions. Pas parce qu'American Horror Story fait partie de mes séries préférées, au contraire, j'ai une relation plutôt bizarre avec elle. Contrairement à Salem que j'ai détestée dès le premier épisode mais que j'ai continué de suivre, d'abord en espérant qu'elle s'améliorerait, ensuite parce que je n'aime pas abandonner une série en cours, je la trouve souvent racoleuse, faussement provocatrice, répétitive et longuette, tout en lui trouvent des qualités (un personnage par-ci, un interprète par là, le générique, quelques séquences réussies). La seule exception est la saison précédente, Roanoke, indigente et qui tombait dans tous les pièges du found-footage. Mais le pouvoir de cette série est de me donner tout de même envie de découvrir la saison suivante, le thème proposé, les nouveaux personnages des acteurs récurrents, et de savoir si le niveau ne va pas remonter.

À la vision du premier épisode, on peut dire que l'on revient à du American Horror Story classique après l'expérimentation loupée de l'année dernière, notamment avec le retour du générique qui lorgne sur celui de la saison 4 (et il n'est pas le seul). Quant aux thèmes, ils collent à l'actualité, mais je ne peux m'empêcher d'y voir de l'opportunisme: on surfe sur la vague de l'affolement lié à l'élection de Trump, on ramène les clowns alors que la nouvelle adaptation de Ça débarque bientôt sur les écrans... Connaissant cette série, il est tout à fait possible que l'on bifurque dans une direction totalement différente en chemin, mais justement parce que connaissant cette série, le soupçon de voir le simple cynisme se faire passer pour une analyse des travers de la société américaine pointe forcément.

Pour l'instant, les personnages principaux sont caricaturaux: Sarah Paulson joue Ally, effondrée par l'arrivée de Trump au pouvoir après les merveilleuses années Obama. Evan Peters au contraire, est en transe, pas tant parce qu'il admire le personnage que parce qu'il prévoit le chaos qu'il risque d'entraîner. Le problème, c'est que même si la première n'est pas un total délire du scénariste, elle semble cumuler tous les traits et les répliques de la femme de gauche telle qu'on se l'imagine aux USA et pour l'instant ne fonctionne que par ses angoisses et ses phobies. Vivre avec ces troubles est horrible, c'est également difficile pour l'entourage donc il n'y a pas de raison que cela soit aisé à regarder pour le spectateur, mais il faut tout de même espérer que Paulson ne soit pas réduite à hurler pendant toute la saison.

Quant à Peters, il devrait au moins avoir un rôle plus consistant que dans Roanoke mais son personnage est too much et il est difficile d'y croire.

En fait les personnages sont cartoonesques, trop excessifs pour être vraiment crédible d'Ally à Kai en passant par Winter supportrice de Clinton dont le plus beau moment de sa vie consiste en Lena Dunham la retweetant. Tous les camps semblent en prendre pour leur grade, mais aucun ne semble être représenté par un véritable être humain.

À voir comment cela évolue, mais pour une poignée de personnages attachants, la série en balance généralement le double ou le triple de parfaitement horripilants.

Enfin, je n'ai jamais été fan de l'idée introduite en saison 4 de relier les saisons entre elles, aussi la séquence avec Twisty le clown ne m'a fait ni chaud ni froid.

Néanmoins, l'épisode d'introduction est suffisamment intrigant pour donner envie de poursuivre. Quel est le plan de Kai? Winter est-elle totalement sous sa coupe ou suit-elle un désir de punir tous les électeurs qui ont favorisé Trump en ne glissant pas un bulletin Clinton dans l'urne? Les clowns sont-ils réels et si c'est le cas, qui les dirige?
potion préparée par Zakath Nath, le Jeudi 7 Septembre 2017, 10:31bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".