Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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White Fire - Vivre pour survivre
Mike et Ingrid, frère et sœur dont les parents ont été assassinés, rêvent de quitter la Turquie où ils ont grandi. La découverte d'un fabuleux diamant, le White Fire, pourrait bien être leur ticket de sortie mais la pierre recèle une grave menace d'autant que des malfaiteurs et un directeur de mine sont eux aussi sur le coup.

Pour regarder gratuitement et légalement des films en streaming, on ne pense pas assez à aller tout simplement sur les sites des chaînes de télévision, qui ne proposent pas que du replay. L'offre n'est pas copieuse mais elle varie souvent et contient des surprises, comme ce mois-ci sur Arte.tv où entre deux Rohmer on nous propose White Fire ou Vivre pour survivre de Jean-Marie Pallardy, nanar sorti en 1984 et entré au panthéon du genre, notamment grâce à la promotion du site Nanarland. Évidemment, on s'y attelle avec une bonne promesse de rigolade mais également une légère crainte: et si c'était tout simplement un mauvais film parmi d'autres qu'on nous aurait survendu?

Heureusement il n'en est rien et il serait fastidieux de dresser la liste de tout ce qui va joyeusement et sans complexe de travers au point d'en devenir mémorable et d'échapper à la case du film loupé mais somme toute oubliable. On peut tout de même citer en vrac la scène d'ouverture qui annonce la couleur avec une petite famille poursuivie par des soldats qu'une simple branche met hors de combat et où le réalisateur, dans le rôle du père, a failli d'entrée de jeu finir grillé comme une saucisse de Francfort, les costumes futuristico-cheap des employés de la mine, une clinique de chirurgie esthétique qui ressemble à une secte new-age, la coiffure du héros qui devient moutonneuse dans une scène se voulant dramatique, le diamant radioactif en toc, le prétexte bidon (les héros volent des diamants pour financer leur sortie de Turquie - ça fait cher le billet - et "ne plus être des esclaves" - elle est secrétaire de direction, il se la coule douce entre deux trafics), le personnage de Fred Williamson qui débarque sans qu'on sache pourquoi pendant un moment et quand on le sait... ça n'a rien à faire là à part ajouter quelques minutes pour faire un long-métrage.

Il y a un massacre à la tronçonneuse, une mort par sarbacane et du cul (Pallardy se reconvertissait après un passage par le cinéma érotique mais non sans faire fructifier son expérience) mais le grand n'importe quoi est atteint avec un héros amoureux de sa sœur et qui va, après son décès, modeler le premier sosie qui passe à l'image de la défunte, chirurgie esthétique superflue et cour de russe express à la clé, tout cela présenté en toute détente comme si ce n'était pas le moins du monde dérangeant. Un peu comme si Cersei et Jaime Lannister, un soir qu'ils étaient torchés, avaient décidé de réécrire Vertigo à leur sauce.

Bizarrement et malgré le ratage total, le film ne fait pas si misérable que ça (à l'exception de la première scène, l'image n'est pas dégueu). Les figurants turcs moustachus à souhait font souvent n'importe quoi, au nombre des acteurs principaux on croise des seconds rôles américains venus faire une carrière pas si mauvaise en Europe avant de s'égarer là-dedans, comme Jess Hahn qu'on avait pu voir dans Les Barbouzes, Gordon Mitchell et sa bonne tête de méchant de westerns italiens, ou encore Fred Williamson, vedette de la Blaxpoitation qui arrive comme un cheveu sur la soupe, ne sachant visiblement pas ce qu'il joue. Nous non plus d'ailleurs, son personnage est prêt à commettre un carnage pour mettre la main sur son ex pour abandonner par appât du gain mais l'acteur interprète le bougre comme s'il était un héros super-cool.

Le visionnage d'un nanar est cependant toujours plus savoureux quand il s'agit d'une expérience collective et si le film n'a pas vraiment de ventre mou dans sa bêtise et amuse régulièrement, en solo face à l'écran il fait sourire et rouler des yeux mais on n'atteint pas non plus des sommets de délire que des commentaires communs peuvent amener. Il s'agit cependant d'une curiosité dont on aurait tort de se priver et si l'initiative d'Arte de mettre le film en ligne ce mois-ci est étonnante, elle reste à saluer..
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 7 Août 2022, 23:08bouillonnant dans le chaudron "Films".