Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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The Dead Don't Die
Centerville est un patelin américain sans histoire, jusqu'à ce que les morts commencent à sortir de leurs tombes. Les divers habitants vont devoir se préparer à les affronter, mais il n'est pas certain que leurs efforts suffisent.

Ce film d'ouverture du Festival de Cannes, et même en compétition dans la sélection officielle, avait de quoi retenir l'attention: une comédie horrifique à base de zombies réalisée par Jim Jarmusch, avec un casting cinq étoiles (et le mec de Shannara aussi)... Et pschiiiit. Les deux aspects du long-métrage, horreur comme comédie, tombent à plat dans un bel effort de synchronisation: on sourit de temps en temps, mais l'humour ne fonctionne généralement pas, malgré différents styles abordés.

Les références sont surlignées par les personnages eux-même, comme si le spectateur n'était pas fichu de reconnaître un porte-clé Star Wars (parce qu'il appartient au personnage joué par Adam Driver, colossale finesse!), on casse le quatrième mur dès le début alors que ce genre de gags ne fonctionne généralement que quand le délire est suffisamment bien installé, le comique de répétition ne marche pas non plus... On pourrait se dire que Jarmusch n'avait pas d'autre ambition que de faire un film de potes, quitte à laisser à la porte le spectateur qui ne se sentirait pas invité à s'amuser avec eux, l'ennui c'est que les pauvres acteurs eux-mêmes n'ont pas du tout l'air de s'amuser. On peut interpréter le jeu morne de Bill Murray et Adam Driver comme volontaire, illustrant l'apathie générale de l'humanité, mais même avec cela en tête, on se lasse vite et autour ce n'est guère plus convaincant, tous ces acteurs qu'on aime bien pour la plupart et qui n'ont pas l'air d'avoir reçu la moindre instruction.

Quant à l'aspect film de zombies, il n'apporte absolument rien au genre, même en ayant une culture lacunaire à laquelle il manque de gros classiques, j'ai largement vu mieux, plus effrayant, plus pertinent dans son propos. Car oui, il y a un propos, mais d'une part il n'a rien d'original (le consumérisme c'est mal, on est déjà des zombies de notre vivant) de l'autre il n'est même pas amené de manière intelligente mais dans un long monologue final mal écrit et qui explique absolument tout ce que l'on avait déjà compris. D'autant que si c'est pour conclure par "monde de merde", autant revoir La Classe Américaine, ça manque de zombies mais le casting n'est pas dégueu non plus et on rigole bien davantage.

Sans parler du fait que le réalisateur et scénariste n'a pas l'air de vraiment savoir que faire de ses personnages (qui n'ont absolument aucun parcours: même dans les autres films de zomblards que j'ai vu, les personnages pouvaient être stéréotypés mais ils avaient une fonction dans le récit, parfois une évolution pour le pire ou le meilleur, là il n'y a rien), en témoigne celui de Tilda Swinton (déliiiiiire!) ou de son histoire.

L'image est plutôt jolie, tout comme la chanson du titre, et il y a un certain plaisir à voir les zombies sortir de terre de manière très old-school, mais c'est extrêmement mince pour justifier le visionnage.
potion préparée par Zakath Nath, le Mercredi 22 Mai 2019, 22:18bouillonnant dans le chaudron "Films".