Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Le royaume empoisonné
--> Les Moorehawke 1
Après quelques années d'absence, Wynter Moorehawke et son père reviennent à la cour du roi Jonathan. Hélas, les choses ont bien changé depuis leur départ. Le prince héritier Alberon a disparu et son souverain de père se révèle imprévisible et tyrannique.

Voir des remerciements adressés à Roddy Doyle en ouverture de ce qui semble être la première partie d'une trilogie de fantasy standard, c'est un peu inhabituel, mais cela a aiguisé ma curiosité. À l'issu de ce tome, je suis un peu perplexe. L'univers ne manque pas de charme avec son château hanté et ses chats qui parlent, et le mystère reste attrayant (qu'est-ce que c'est que cette fameuse machine, que s'est-il passé pour qu'Alberon se rebelle, y a-t-il un parti de gentils ou de méchants ou n'est-ce qu'un gros malentendu?).

À côté de ça, ça patine un peu pour qu'on arrive à voir où l'on va, car l'auteur semble vouloir privilégier les relations entre les personnages principaux, ce qui n'est pas un mal mais n'est pas complètement convaincant et étouffe le reste de l'intrigue. Ainsi, on ne doute pas que le personnage de Christopher est sensé être riche et fascinant, mais il a un côté "trop" qui empêche de marcher: il est séducteur et délicat mais aussi plein d'humour même s'il a énormément souffert et continue d'être une pauvre victime, et il est fidèle en amitié, blabla mouais.

L'univers est un peu confus. Alors que je pensais qu'il serait entièrement fictif, voilà qu'on parle de Marocains, puis de musulmans, puis de Padoue... Pour autant, on n'a pas l'impression de se trouver dans un petit pays imaginaire coincé entre des coins connus, comme la Ruritanie ou la Syldavie, car on parle de plusieurs peuples différents. À croire qu'un véritable continent se trouve au large de l'Europe. En ressort une impression assez bizarre de conte de fée (le nom du royaume n'est jamais prononcé, on ne parle jamais de Maroc mais de "pays des Marocains" ce qui lui donne un curieux côté légendaire, le royaume de Jonathan paraissait une terre d'asile et de tolérance au milieu du chaos renforçant son aspect irréel). C'est assez perturbant. Cela étant, il y a suffisamment d'atouts pour vouloir en découvrir plus.
potion préparée par Zakath Nath, le Jeudi 1 Mars 2012, 19:21bouillonnant dans le chaudron "Fantasy".