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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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La Chevauchée des Bannis
Dans un petit village enneigé du Wyoming, un conflit couve entre l'éleveur Starrett et le fermier Crane. Lorsqu'une bande de hors-la-loi arrive, tout le monde va néanmoins devoir s'allier contre la menace.

La Chevauchée des Bannis est le dernier western d'André de Toth, un des borgnes d'Hollywood et vieux routier du genre. Techniquement, il a aussi signé par la suite une poignée d'épisodes de séries télé comme Maverick mais pour ce qui est du cinéma il a raccroché le stetson avec ce film-ci et on peut dire que c'est un adieu réussi.

Réalisé en noir et blanc, ce qui était devenu rare en 1959 et contribue à donner au long-métrage un aspect sec et dépouillé, La Chevauchée des Bannis commence comme une énième histoire de disputes entre un éleveur et un fermier, le premier s'étant établi à la force du colt et voyant d'un mauvais œil que le second débarque après la bataille pour poser des barbelés partout. Pour ne rien arranger, il y a également une rivalité amoureuse, et on est bon pour un duel quand sept salopards débarquent et donnent opportunément une nouvelle direction à l'intrigue.

Les deux premiers tiers du film consistent en un huis-clos oppressant, naviguant entre une poignée de commerces formant le village, dont on ne peut fuir à cause du mauvais temps. De la troupe de hors-la-loi patibulaires se détachent leur chef, le capitaine Bhrun, joué par Burl Ives, à la fois figure de modération des éléments les plus dangereux de sa bande et individu retors et déterminé. David Nelson est un peu fade dans le rôle de la caution "brave gars entrainé dans une vilaine affaire" mais fait le job, et Robert Ryan est très bon, comme d'habitude, en protagoniste dur mais finalement droit dans ses bottes.

Le dernier tiers voit Starrett guider la bande à travers la neige pour les faire sortir de la vallée et en profiter pour les mettre hors de combat un à un. Sans grands effets, André de Toth retranscrit le parcours du combattant des personnages et les conséquences du climat sur eux (on ne joue plus à qui dégaine le plus vite mais à qui à encore des doigts pas trop gelés pour tirer!). La fin, en contrepartie, semble presque trop idéale et rassurante, en décalage avec la dureté de ce qui a précédé.

En dépit de son titre français, il ne faut pas voir ce western en espérant assister à d'épiques chevauchées, De Toth joue davantage sur l'affrontement psychologique et l'impression de claustrophobie et signe un western âpre et atypique.
potion préparée par Zakath Nath, le Lundi 9 Mars 2020, 17:42bouillonnant dans le chaudron "Films".