Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Invisible Man
Cecilia a échappé à l'emprise de son compagnon, Adrian Griffin, un brillant spécialiste en optique, et vit depuis dans la crainte qu'il ne la retrouve. L'annonce du suicide de Griffin sonne comme une libération pour elle, mais bientôt, elle soupçonne son ex de rôder autour d'elle et de lui nuire, le tout sans être visible.

Après deux faux-départs, la tentative d'Universal d'avoir son propre univers partagé en remettant au goût du jour les monstres qui avaient fait la gloire du studio dans les années 30 était morte et enterrée, emportant avec elle une nouvelle adaptation de L'Homme Invisible avec Johnny Depp. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme et une alliance avec Blumhouse plus tard, le Dr Griffin et sa fabuleuse et terrifiante découverte lui permettant de devenir invisible reviennent sur grand écran... mais d'une manière novatrice et très en phase avec son époque.

Le personnage principal n'est pas ici l'inquiétant savant inventé par H.G. Wells mais sa compagne qui a échappé à son comportement abusif et qu'il va torturer dans l'espoir de la récupérer. De plus, la nature de l'invisibilité de l'antagoniste n'est pas liée à la chimie mais aux avancées en optique (si vous avez un peu suivi les recherches pour créer de vraies "capes d'invisibilité", c'est dans cet esprit-là). La première partie se révèle la plus convaincante, offrant un thriller psychologique solide et qui ménage des moments angoissants tandis que l'héroïne doit lutter contre quelqu'un que tout le monde croit mort tout en passant pour instable. La suite est malheureusement plus convenue une fois qu'on a compris comment Griffin agissait, multiplie les grosses ficelles pour un ultime rebondissement pas forcément utile bien qu'en un sens plus cathartique que le faux climax qui le précédait.

C'est peu dire qu'Elisabeth Moss porte le film sur ses épaules (bien que la réalisation de Leigh Whannell soit efficace tout en se reposant parfois trop sur la musique pour instaurer une ambiance oppressante). L'actrice est quasiment de tous les plans et campe un personnage à la fois durablement traumatisée par ce que Griffin lui a fait endurer et déterminée à ne pas se laisser une fois de plus utiliser. Les seconds rôles n'ont pas vraiment de quoi s'illustrer, à commencer par Oliver Jackson-Cohen dans le rôle-titre, puisque le film joue plus sur son absence que sur sa présence, qu'il apparait peu en chair et en os et qu'il n'a même pas de performance vocale consistante pour vraiment exister. Néanmoins, la menace que son personnage constitue est toujours persistante et plane même dans les instants de tranquillité apparente.

Il est donc dommage que le scénario comporte de grosses facilités, des bizarreries qui sautent aux yeux de tous sauf des protagonistes, notamment lors de la visite de la villa de Griffin où le chien a l'air en parfaite santé alors que son maître est censé être mort depuis quelques jours, ou un plan diabolique qui comme souvent repose sur tellement de paramètres qu'il se déroule de manière trop bien huilée pour ne pas faire lever un sourcil dubitatif.

En abandonnant ses ambitions d'univers partagés, Universal laisse place à un film qui se concentre sur son propos plutôt que de se projeter sur une suite éventuelle et de mettre ainsi la charrue avant les bœufs. On gagne donc une modernisation parfois astucieuse du personnage, bien qu'il soit regrettable que l'intrigue ne tienne pas vraiment la longueur. En contrepartie, la performance de l'actrice principale permet de rester concerné malgré les défauts.
potion préparée par Zakath Nath, le Samedi 7 Mars 2020, 14:53bouillonnant dans le chaudron "Films".