Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


mon compte twitter mon tumblr mon compte bétaséries



Les aventuriers de l'article perdu

Archive : tous les articles

Principaux grimoires

Inventaire des ingrédients

Ce qui mijote encore

Potion précédente-Potion suivante
Gillespie and I
1933. La vieille Harriett Baxter se souvient comment, près d'un demi-siècle auparavant, elle a fait la connaissance du peintre désormais oublié Ned Gillespie et de sa famille. Alors qu'elle se lie d'amitié avec la petite tribu et partage leurs inquiétudes concernant Sybil, la fille aînée capricieuse et instable, un drame les frappe.

J'avais apprécié le premier roman de Jane Harris, The Observations. Bien que très différente par son âge et son milieu de la narratrice du précédent livre, Harriett est comme elle indépendante et dégourdie. Et encore plus peut-être que dans son précédent livre, Harris prend un malin plaisir à balader le lecteur.

La première partie nous plonge avec Harriett dans le quotidien de la famille Gillespie. Harriett leur rend de fiers services, mais on comprend assez tôt qu'une tragédie va se produire et tourner autours des deux petits filles, Rose et Sybil, la seconde ayant un comportement de plus en plus inquiétant. Parallèlement, on suit Harriett en 1933, qui commence à soupçonner sa domestique, Sarah, de n'être autre que Sybil.

Quand Rose est enlevée puis retrouvée morte et Harriett accusée du meurtre, on est d'abord horrifié de voir comment des actes innocents sont retournés contre Harriett, et indigné par les faux témoignages et la façon dont la presse la traîne dans la boue, d'autant que célibataire, indépendante et anglaise, elle est une cible facile. Et pourtant, le doute commence à s'installer dans l'esprit du lecteur. Peut-on faire vraiment confiance à la narratrice? Et Sarah est-elle vraiment Sybil ou Harriett n'est-elle pas complètement paranoïaque?

On est à la fois stressé par l'issue possible du procès (même si on est sûr que des années plus tard, Harriett sera libre) tout en se demandant si le verdict, quel qu'il soit, sera forcément le bon, ou livré pour les bonnes raisons et tous ces doutes conduisent de manière fluide jusqu'aux dernières pages.

potion préparée par Zakath Nath, le Mercredi 9 Janvier 2013, 22:44bouillonnant dans le chaudron "Littérature".