Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Ben-Hur (1959)
Au début du Ier siècle, Judah Ben-Hur, prince de Judée, retrouve avec plaisir son ami d'enfance le Romain Messala, tout juste nommé tribun. Quand il refuse de donner les noms de compatriotes hostiles à l'occupation romaine, Messala saisit le premier prétexte pour faire condamner Ben-Hur aux galères et jeter sa mère et sa sœur en prison. Ben-Hur jure alors de se venger.

Quand on prononce le nom de Ben-Hur, en dehors d'une injonction à arrêter son char, la première chose qui vient à l'esprit est ce film de William Wyler, bien plus que le roman de Lew Wallace dont il est tiré ou les autres adaptations tournées avant et après. Il faut dire que c'est typiquement le genre de gros spectacle hollywoodien de plus de 3 heures comme on n'ose plus en faire de nos jours à moins de s'appeler James Cameron ou Peter Jackson, et encore. Comme il s'agit également du type de films que France Télévision passait le soir en période de fêtes à l'instar des Dix Commandements ou en juin du Jour le Plus Long quand j'étais gamine, pendant très longtemps je n'en ai pas vu l'intégralité, puisqu'on m'envoyait systématiquement au lit après la course de char (ou le passage de la Mer Rouge pour Les Dix Commandements ou je ne sais quoi pour Le Jour le Plus Long). Une fois que j'ai pu me fixer mon propre programme, Ben-Hur était cependant le seul de ces trois films que je me suis souciée de voir en entier, et finalement de revoir il y a quelques jours.

Et quitte à me faire taper sur les doigts... Je n'ai pas été plus emballée que cela alors que j'en avais un bon souvenir. Pour situer un peu, il faut tout de même préciser que j'ai beaucoup de mal avec les péplums bibliques, souvent d'un sérieux papal et empesés, comme écrasés par des sujets qui n'incitent pas vraiment à une approche décontractée. Si l'on ajoute à cela le côté images d'Épinal des reconstitutions de l'Antiquité par Hollywood dans les années 50, tout est très propre avec des cuirasses étincelantes, et tout est très raide également. Sans être mauvaise l'interprétation ne m'a pas non plus impressionnée, à commencer par le rôle-titre car si Charlton Heston ne manque pas de charisme je ne le trouve pas particulièrement crédible en prince de Judée. On peut toutefois toujours s'amuser des sous-tendus homosexuels concernant sa relation avec Messala, parfaitement compris par Stephen Boyd qui joue le Romain mais qui passaient dit-on au-dessus de la tête de l'acteur principal.

Il faut tout de même reconnaitre que les morceaux de bravoure que sont la bataille navale et surtout la fameuse course de chars en mettent toujours plein la vue presque soixante ans après, en particulier la seconde scène, spectaculaire à souhait et jamais confuse (pour avoir regardé celle de 2016 qui tentait de surenchérir, ce n'est pas à la portée de tout le monde) mais malgré une histoire poignante d'un homme épris de vengeance qui trouve en lui la capacité à pardonner grâce à l'influence du Christ (pardon et paix intérieure qui ne viennent qu'après que le fourbe Messala ait été violemment puni, sinon c'est moins drôle), le film manque d'émotion, en particulier dans sa dernière partie, partagée entre les tourments de Ben-Hur face au sort de sa mère et sa sœurs lépreuses et le parcours de Jésus en parallèle.

On ne peut toutefois pas reprocher au film de mentir sur la marchandise puisque comme le roman, son titre complet est Ben-Hur: a Tale of the Christ et l'adaptation est même plus légère que le livre de Wallace à ce niveau. Puisqu'on en parle, Groucho Marx relatait d'ailleurs une anecdote assez amusante concernant la session des droits du bouquin pour une transposition théâtrale mais c'est une autre histoire

Ben-Hur c'est donc du péplum à grand spectacle comme on n'en fait plus, avec ses qualités, comme des scènes dantesques sans recours aux images de synthèse et aux doublures numériques à gogo mais aussi ses défauts, notamment un ton souvent pompeux et pompier dont on peut penser qu'il s'accorde bien avec l'Empire romain mais qui est aussi un peu indigeste (ou, disons-le, "étouffe-chrétien").
potion préparée par Zakath Nath, le Lundi 10 Août 2020, 17:44bouillonnant dans le chaudron "Films".