Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


mon compte twitter mon tumblr mon compte bétaséries



Les aventuriers de l'article perdu

Archive : tous les articles

Principaux grimoires

Inventaire des ingrédients

Ce qui mijote encore
The Great God Pan (2)
Jeudi 06/09 07:21 - Zakath-Nath
Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 2 (2)
Lundi 30/04 18:01 - Zakath-Nath
La Partie de Chasse (2)
Mardi 13/02 14:02 - Zakath-Nath
La Nuit de la Louve (2)
Dimanche 21/01 12:47 - Zakath-Nath
Doctor Strange (4)
Lundi 01/01 12:33 - Zakath-Nath
La Louve et l'Enfant (2)
Jeudi 11/01 11:23 - Zakath-Nath
Doctor Who Christmas Special 2017: Twice Upon a Time (2)
Jeudi 04/01 17:37 - Zakath-Nath
Déracinée (2)
Mercredi 03/01 18:53 - Zakath-Nath
Star Wars, épisode VIII: Les Derniers Jedi (2)
Samedi 23/12 18:42 - Zakath-Nath
The OA, saison 1 (2)
Samedi 23/12 17:41 - Zakath-Nath

Potion précédente-Potion suivante
American Gothic
Après le suicide de sa mère peu après sa naissance, Caleb grandit en compagnie d'un père violent et de sa sœur ainée Merlyn dans la petite ville de Trinity. Quand il est laissé seul au monde à la suite d'un drame, le shérif de la ville, Lucas Buck, se prend d'un intérêt certain pour lui. Or Buck s'occupe de ses administrés d'une façon bien particulière, passant avec eux des marchés, récompensant ceux qui l'aident et punissant les gêneurs par des moyens que la raison ne peut pas toujours expliquer. Que peut-il donc bien proposer à Caleb?

Diffusée sur CBS entre 1995 et 1996, cette série produite par Sam Raimi fait un peu figure d'OVNI pour l'époque et pour la chaîne et n'a d'ailleurs pas été renouvelée. Le ton adopté était assez sombre, abordant des sujets dérangeants et dépeignant une galerie de personnages tous compromis moralement, même les plus sympathiques. Ainsi, le docteur Matt Crower qui commence par faire office de figure paternelle positive pour Caleb en contrepoids de l'influence de Buck est vite rattrapé par son passé d'alcoolique et ne se révèle pas particulièrement efficace avant d'être sorti brusquement de l'histoire pour être remplacé par un autre docteur qui n'aura jamais de véritable interaction avec le héros. Gail, la cousine de Caleb revenant à Trinity pour découvrir la vérité sur la mort de ses parents ne sera pas plus efficace et même Merlyn, l'ange-gardien, aura parfois du mal à tenir son rôle.

Quant à Buck, incarné par Gary Cole qui ne tombe pas dans le piège du cabotinage à outrance que pourrait demander la nature de son personnage, il peut se montrer sympathique et si on ne cache pas sa perversité, à certaines occasions on est plus avide de voir comment il va punir des gens déplaisants ou véritablement dangereux plutôt qu'être mis en échec par les bons sentiments des gentils. Son adjoint Ben est également intéressant, partagé entre sa conscience et la peur que lui inspire son supérieur, tout comme Selena, institutrice de Caleb et maîtresse de Buck, qui ne se cantonne pas à son rôle de vile séductrice. Il y a également, bien que cela se passe en Caroline et non dans le Maine, un petit côté Stephen King avec cette ville paumée où l'on accepte de vivre malgré une présence maléfique.

La série comporte néanmoins son lot de défauts. Certains effets ont très mal vieilli, comme la croissance accélérée de la plante dans le deuxième épisode, les images de synthèse à la télévision n'étant déjà pas du haut de gamme pour l'époque. Au niveau du scénario, après un début tendant vers le feuilletonesque, on se pose pour des épisodes proposant des intrigues plus indépendantes tout en déroulant la relation entre Buck et Caleb comme un des fil rouge. Cela donne un côté assez répétitif, où l'on verra régulièrement le shérif essayer de corrompre Caleb mais celui-ci revenir à de meilleurs sentiments. Les réactions des personnages ne sont pas toujours très cohérentes, le héros se méfiant parfois de Buck comme de la peste ou suivant ses conseils selon les besoins de l'histoire, notamment. Les pouvoirs de Buck et Merlyn sont également plus ou moins importants sans véritable explication. De plus, si Lucas Black fait du bon travail dans le rôle principal, la niaiserie de certains passages est assez crispante. En effet, comme pour contrebalancer les scènes glauques, on tombe parfois dans un excès de bons sentiments, particulièrement lors des passages entre Caleb et Merlyn (incarnée par une jeune Sarah Paulson), ce qui est dommage car Black est très bien dès qu'il s'agit de montrer des côtés plus inquiétants de son personnage (les derniers épisodes de la série seront à ce titre mémorable).

À cause de ses défauts, il serait sans doute excessif de ranger American Gothic au rang des pépites, mais on ne peut se défaire de l'idée que si elle était arrivée quelques années plus tard, elle aurait pu avoir un succès tout de même mérité, car si on en a vu d'autres depuis, elle n'était pas dépourvue d'audace et de personnages suffisamment complexes pour maintenir l'intérêt.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 10 Avril 2016, 14:32bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".