Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


mon compte twitter mon tumblr mon compte bétaséries



Les aventuriers de l'article perdu

Archive : tous les articles

Principaux grimoires

Inventaire des ingrédients

Ce qui mijote encore

Potion précédente-Potion suivante
The Witcher, saison 4
En compagnie de Jaskier, Geralt tente de retrouver Ciri, désormais membre d'une bande de voleurs baptisés les Rats. De son côté, Yennefer tente de rassembler des forces contre Vilgefortz, au service de l'empereur de Nilfgaard.

4witcher1

The Witcher est un cas d'école. Annoncée en grande pompe par Netflix, la série devait être la locomotive fantasy de la plate-forme, histoire de reprendre le flambeau d'un Game of Thrones sur le point de s'achever sur HBO. Dès les premières annonces de casting, les critiques ont commencé et elles se sont poursuivies tout au long des trois premières saisons: fans des romans, des jeux vidéos, des scénarios cohérents, personne ne paraissait y trouver son compte... À commencer par Henry Cavill, l'acteur principal, très investi dans son rôle mais si dépité du résultat qu'il a préféré lâcher l'affaire. Pourtant, The Witcher ne doit pas si mal marcher que cela car plutôt que d'annuler la série avec le départ de la tête d'affiche, Netflix l'a renouvelée pour deux saisons, chargeant Liam Hemsworth de reprendre la perruque blanche. Alors que cette nouvelle saison bénéficiait de la promo habituelle, on a découvert qu'un téléfilm basé sur les Rats, le groupe de voleur rejoint par Ciri, qui devait à l'origine être une mini-série, avait été mis en ligne dans la foulée dans la plus grande discrétion. Bref, c'est complètement chaotique.

Ces huit nouveaux épisodes enfoncent-ils donc le clou dans le cercueil d'une série bien malmenée? Est-ce important puisque l'on sait déjà qu'elle aura droit à une ultime saison pour boucler ses intrigues et que quoi qu'on en pense, il y aura au moins une fin? Difficile à dire puisque l'on passe après une troisième saison si décousue qu'elle en devenait parfois absurde. Premier point important, incontournable: Liam Hemsworth. Figure de proue d'un bateau qui coule, on ne veut pas l'accabler. La série allait mal avant son arrivée. Il est cependant difficile de ne pas le comparer à son prédécesseur, dont il n'a ni la dureté ni la charisme. Il campe un Geralt finalement sympathique mais presque effacé et malgré une voix caverneuse et les prouesses guerrières habituelles, peu impressionnant. On assure la transition en l'insérant dans des flashbacks, en ne le mettant pas trop en avant d'entrée de jeu pour qu'on s'habitue à lui petit à petit mais on ne peut se départir d'un sentiment de bizarrerie: c'est le Sorceleur, il a le look, la carrure, autour de lui ses camarades n'ont pas l'air perturbé par le changement mais... ce n'est pas ça.

4witcher2

Peut-être parce que l'on a la conclusion de la série en ligne de mire, le parcours des différents personnages se tient mieux que la saison précédente, chacun ayant sa sphère d'activité. Reste que l'on ne sait décidément pas toujours où l'on est tellement d'une scène à l'autre on varie entre le conte de fées, la dark fantasy bien horrifique, l'érotisme ringard, de la violence crue suivie d'une grande naïveté. Le cinquième épisode, en explorant le passé de la bande à Geralt, est ainsi symptomatique: selon les personnages, on a une séquence musicale, une séquence animée ou un flashback classique et dans le premier cas, si la scène est associée à Jaskier et a donc une certaine logique, on se dit que décidément, depuis l'épisode spécial de la saison 6 de Buffy, on a abusé du procédé dès que l'on voulait se montrer décalé (au moins ici on en n'abusera pas comme dans The Magicians.

De nouvelles têtes font leur apparition et l'on se demande vraiment, lorsque celles-ci sont connues, si les acteurs ont des factures à payer ou sont sincèrement intéressés par le rôle: on a ainsi James Purefoy en conseiller fourbe, Laurence Fishburne en vampire placide nommé Regis, ce qui rend compliqué de le prendre au sérieux ou encore Sharlto Copley en chasseur de primes dingo et sadique, ce qui est visiblement un bon prétexte pour en faire trois tonnes mais au moins, une fois en action, on ne lui reprochera pas de faire dans la demi-mesure.

4witcher3

Liam Hemsworth ne sauve ni n'achève la série, toujours percluse de défauts, aux mains de scénaristes qui semblent dépassés par l'univers qu'ils doivent porter à l'écran. Cependant, ces épisodes étaient moins pénibles à suivre que ceux de la saison précédente, aidés de plus par la perspective qu'on s'acheminait vers un point d'arrivée.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 2 Novembre 2025, 17:14bouillonnant dans le chaudron "Fantasy".