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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Downton Abbey 3: Le Grand Final
L'entrée dans les années 30 n'est pas de tout repos pour la famille Crawley: Lady Mary cause un joli scandale dans la haute société par son divorce et ses parents apprennent qu'Harold, le frère de Cora, a fait de mauvais placements qui compromettent l'avenir du domaine. Il est temps pour les maîtres de Downton Abbey de s'adapter aux changements annoncés tandis qu'à l'office, on se soucie surtout d'assurer une relève à la hauteur de la génération précédente.

Aaah, Downton Abbey! Apparue en 2010 sur ITV, la série avait tenu en haleine pendant six saisons, au gré des mariages contrariés, de la Grande Guerre, des veuvages, des mauvais tours de Thomas et des bons mots de la comtesse douairière. On avait dit adieu à la maisonnée, maîtres et valets, au terme d'un dernier épisode de Noël au son d'un Auld Lang Syne des plus appropriés. Bientôt cependant vint la nouvelle qu'on n'en avait pas tout à fait fini avec ce beau monde: retour quelques années plus tard mais au cinéma! Déjà, l'impression que Julian Fellowes avait du mal à trancher le cordon avec son œuvre-phare pointait mais après tout, pourquoi pas? C'était un joli bonus et Highclere Castle sur grand écran, ma foi... Le résultat avait été ce à quoi l'on pouvait s'attendre: gentillet mais un joli bonus pour les fans. Qui fut suivit d'un deuxième film encore plus anecdotique, intitulé Nouvelle ère qui valait surtout pour les adieux larmoyants de Violet et la rencontre entre Thomas et un acteur qui lui offrait un belle porte de sortie. Peut-être conscient que c'était un peu trop léger pour conclure là, Fellowes a donc mis en route un troisième et dernier film, promis, le titre le dit, c'est le grand final!

De ce fait, les enjeux sont un peu plus relevés: la place dans la société de Mary est menacée alors qu'elle divorce d'Henry Talbot (moins calcul de longue date de scénariste qu'indisponibilité de Matthew Goode) tandis que les mauvaises affaires du beau-frère du comte menacent la fortune familiale et leur train de vie déjà anachronique. On ne cesse de nous répéter au long du film que les temps changent, qu'il faut s'adapter, ce qui n'est pas nouveau dans cette saga, mais on se retrouve avec une intrigue conforme aux précédentes: pas de grosses révolutions, juste des petites évolutions qui font ronchonner de manière comique les plus conservateurs mais sont largement acceptées, tout se termine dans la bonne humeur, sans sacrifier le plus important.

Les rebondissements les plus déchirants ont fait les beaux jours de la série mais les films n'en sont qu'un prolongement pour faire plaisir. Un plaisir coupable, certes, celui ressenti à contempler des petits problèmes de gens plus riches qu'on ne le sera jamais (mais si bien habillés), comme de devoir céder un hôtel particulier saisonnier ou de contempler les courses d'Ascot depuis un autre endroit que la loge royale, mais un plaisir réel. Violet n'est plus là même si elle n'est pas oubliée et Isobel se réserve les mots les plus incisifs, en particulier confrontée à un hobereau tyrannique lorsqu'il faut organiser la fête du village. Si Mary a souvent été désignée comme l'héritière de Violet, par sa place au sein de la famille et son assurance, Edith est devenue celle qui prend le plus souvent l'initiative pour protéger la famille. Quant à Thomas, il y a longtemps qu'il n'est plus source de conflits, on est content pour lui et force est de constater que tout le monde est tellement apaisé que les quelques frictions n'ont pas grande conséquence.

Les acteurs reprennent leurs rôles comme s'ils ne les avaient jamais quittés malgré les quelques rides et cheveux gris acquis en quinze ans. Parmi les nouveaux venus, Alessandro Nivola est un trouble-fête que l'on voit venir de loin, Simon Russell Beale est amusant, tout comme Arty Froushan en Noel Coward tandis que Joely Richardson n'a pas grand chose à faire. Bien sûr, l'absence de Maggie Smith se fait sentir mais on lui rend l'hommage qui lui est dû, tout comme à ceux dont les personnages n'ont pas survécu pour arriver jusqu'aux salles obscures: un dernier panorama qui joue sur la corde-sensible et qui gagne car il est difficile de ne pas avoir au moins un petit pincement au cœur, quand bien même on pensait être déjà tout à fait passé à autre chose.

Grand final? Je ne serais pas étonnée de voir un jour débarquer Downton Abbey: la nouvelle génération. Néanmoins, aussi superficiels et dispensables que soient les films, on les regarde toujours avec le sourire et avec affection.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 14 Septembre 2025, 16:52bouillonnant dans le chaudron "Films".


Ingrédients :

  Nemesia
Nemesia
05-11-25
à 02:10

Je n'aurais pas mieux dit

Bien résumé ! J'ai été assez déçue de ce dernier film, qui se transforme en plaisir coupable en copiant exactement les problématiques (petites et grandes) développées dans la série. Rien de nouveau sous le soleil...

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
05-11-25
à 16:54

Re: Je n'aurais pas mieux dit

Comme je n'en attendais pas plus que ce qu'il y avait, je n'ai pas été déçue mais cette trilogie est clairement superflue.