Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!
Le 24 mai est arrivé et la Rani a enclenché la dernière phase de son plan diabolique. Réduit à l'impuissance, le Docteur est sauvé in extremis par une vieille connaissance et bénéficie d'un laps de temps inespéré pour préparer une contre-attaque.
Par où commencer? Je pensais débuter par une blague, parce qu'il parait qu'il faut toujours commencer un long discours par une blague, une blague du style "excellent, cet épisode spécial 1er avril!" mais ce n'était pas terrible. Alors on va commencer par ce qui va, ça ira plus vite et puis tout le reste, en vrac, enfin tout le reste ce ne sera sans doute pas exhaustif car il y a tant de trucs qui me chagrinent que je vais en oublier comme ça à chaud; et pour finir un petit bilan de ce que l'ère RTD2 a été pour l'instant.
On a eu l'habitude, surtout durant la période Moffat, d'avoir une mise en place allant crescendo avant un final et une résolution qui souffraient de facilités, parfois en empilant tout un tas de choses cool séparément mais qui manquaient de liant. Après une saison, ou plutôt deux, à suggérer tout un tas de menaces, de jeu avec la réalité, on entrevoyait ici quelques réponses, du moins au sujet de l'antagoniste ultime, tout en laissant, comme de coutume, les héros dans une situation impossible dont les premières minutes du dernier épisode allaient vite les dépêtrer. C'est ce qui se passe avec le retour surprise d'Anita et du Time Hotel et ma foi, pourquoi pas, cette rustine en vaut une autre et permet de remettre tout le monde en selle. L'épisode fait illusion jusque-là et il y a encore des choses intéressantes comme le sort charitable réservé à Conrad dans une saison où l'on s'est montré plus vindicatif vis-à-vis des vilains et qui renvoie à des épisodes où l'on faisait justement la réflexion que le Docteur sauvait qui il pouvait, pas toujours ceux qu'il aurait choisi, même si ici la décision n'est pas la sienne.
Ensuite, ça se gâte. Commençons par le principal point noir parce que cela fait la moitié de la saison que la crainte se dessinait et c'est encore pire: le traitement de Belinda. Son seul rôle dans l'épisode est de rester à l'écart de l'action pour garder une gamine à laquelle elle tient comme à sa propre fille (parce que c'est censé être sa fille, même) alors que, on a beau faire, il est impossible de la voir comme autre chose qu'une création artificielle à laquelle en tant que spectateur, toute choupi que soit l'enfant, on ne peut pas s'attacher au détriment du reste. Pire, le Docteur finit par réécrire la ligne temporelle de Belinda pour qu'elle soit depuis le départ la mère de Poppy, sans qu'elle prenne vraiment cette décision quand bien même dans une autre réalité elle voulait la garder. C'est un brin ironique de condamner le monde souhaité par Conrad pour traiter la compagne du Docteur comme cela. Les deux saisons ont été apparemment pensées comme une seule ce qui peut expliquer que Ruby soit LA compagne de l'ère Fifteen mais ça ne rend pas les choix faits concernant Belinda plus acceptables. Quant à la Rani et Omega, tout ça pour ça? Deux Rani pour que l'une se fasse vulgairement bouffer et qu'on reparte avec Mrs Flood (qui est cool mais bon... On va encore se farcir ses petites apparitions jusqu'à la prochaine (bi)régénération?). Quant à Omega, je ne déteste pas l'idée derrière le twist mais un petit tour et puis s'en va? Omécétuneblague, oui. (Et on abandonne pour l'occasion la mythologie posée par Chibnall - et je comprends qu'elle encombre - tout en recasant Jo Martin dans le trombinoscope, mais dans l'ordre où elle a été révélée dans la série et pas chronologique... fatigue). Bon, et la galerie de personnages de UNIT, la plupart sont juste là pour pointer au boulot, avec deux phrases de techno-babble s'ils ont de la chance (le groupe que Shirley a mis en place l'épisode précédent? Paradoxalement oublié quand elle retrouve la mémoire, elle laisse sa copine sur place toute béate pour rejoindre le QG faire à peine plus que de la figuration... Je préfère ne rien dire de Rose Noble, ou de Kate elle-même qui rappelle encore une fois aux passants qu'elle est la fille de son père...).
Venons-en à la régénération. Le prétexte semble forcé mais on a vu pire (en l'occurrence on a déjà vu ça: le Docteur se bat contre un représentant de son espèce qui veut ramener Gallifrey au moyen d'un antique Seigneur du Temps quitte à tout détruire et après la victoire, le Docteur se sacrifie pour sauver une vie). Le caméo de Thirteen, bon, cette incarnation est sympathique mais là aussi, c'est coucou, regardez qui voilà, auto-congratulation, et on repart. Pas du tout indispensable mais ça fait jaser sur les réseaux. Quant au choix du nouveau visage, il y a de quoi laisser perplexe et même inquiet. Pas que Billie Piper n'ait pas de quoi faire un bon Docteur, en soi, sauf que... C'est Rose Tyler, pas quelqu'un qui a joué un second rôle dans un ou deux épisodes. Davies a déjà offert un nouveau Docteur à Tennant, maintenant il ramène une des compagnes les plus emblématiques de sa première période... Pour une série qui doit sa longévité à son renouvellement, elle regarde ces temps-ci bien trop en arrière et on ne peut pas justifier cela par un anniversaire. Surtout qu'encore une fois c'est à sa propre époque que Davies a recours. Bon, on l'a noté, Billie Piper est simplement "introduite" et non "comme le Docteur" comme il est d'usage. On peut supposer alors que c'est le Valeyard, ou une autre entourloupe, une transition vers un autre Docteur totalement inédit mais ça ne sent pas très bon.
On en vient donc à ce petit bilan. L'annonce du retour de Davies m'avait à l'époque rassurée et inquiétée. Rassurée parce que sa résurrection de la série m'avait séduite et m'avait fait découvrir ladite série, inquiétée parce que c'était quelque part un aveu d'échec: aucun remplaçant ne s'était détaché durant le run de Chibnall, aucun nouveau venu ne relevait le gant, on revenait à ce que l'on connaissait mais cela ne pouvait être qu'une solution provisoire, prise dans l'inquiétude face à la désaffection d'une partie du public qui se renouvelle moins qu'autrefois (ce qui est compréhensible pour une série qui a dépassé les dix saisons). Quant à Davies, si je trouve qu'il sait injecter un rythme qui manquait à Chibnall, caser des dialogues généralement plus pétillants, il n'est plus le même que dans les années 2000. The Writer's Tale est un livre qui m'avait plu, moins pour ses anecdotes de tournage que pour ce qu'un scénariste expérimenté disait de l'écriture, et j'avais été marquée par ce qu'il racontait sur les risques de faire passer le thème avant l'intrigue (tout en affirmant que forcément, les opinions de l'auteur filtraient, qu'il veuille passer un message ou non). C'est le travers que je reprochais à certains des épisodes de la période Chibnall, aussi bien intentionnés soient-ils.
Or depuis son retour, Davies s'est transformé en une espèce de Comtesse de Ségur new look, bien que la morale qu'il essaie d'inculquer ne soit pas catholique: il semble de la même manière vouloir absolument éduquer les masses de manière paternaliste, leur assener ce qui est bien ou mal (et on peut punir douloureusement les méchants qui se conduisent mal et s'ils restent méchants après avoir souffert, s'ils n'ont pas compris la leçon, ils sont perdus). Ce qui me rappelle une pique de Pratchett ironisant il y a quelques années sur le Docteur porté par des Anges dans Voyage of the Damned et sur la divinisation du personnage, se demandant si à ce stade on allait diffuser Doctor Who le dimanche. Ça s'est certes calmé sur l'épisode du jour mais c'est trop prégnant pour ne pas devenir lourd, surtout quand le reste n'est pas suffisamment habile pour compenser. Pourtant, son premier passage aux commandes de la série ne manquait pas de messages positifs en tout genre mais ici c'est forcé à mort, surligné, comme si le showrunner voulait qu'on remarque non pas tant le message que ses propres efforts pour le faire passer, ce qui est pour le moins crispant. Quant à Ncuti Gatwa, il aura été un Docteur sympathique mais en dépit d'avoir quelques épisodes de plus qu'Ecclestone, j'ai l'impression de moins le connaître, parce que Nine a eu un arc et une évolution cohérents au cours de son unique saison, ce qui a manqué à Fifteen.
Imparfaite et en butte à certaines craintes (les circonstances du retour de Davies, l'arrivée de Disney dans l'équation...), la saison 1 avait tout de même su un peu raviver une flamme éteinte par les années Chibnall) mais cette saison 2, en dépit de quelques bons épisodes (trois sur huit...) me laisse dépitée. Je ne suis absolument pas intéressée par le spin-off tellement on surexploite UNIT pour le vendre, et à part une vague curiosité pour voir comment on va se dépatouiller avec la nouvelle venue, mon intérêt est bien douché. Triste.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 1 Juin 2025, 11:44bouillonnant dans le chaudron "Whoniverse".
Pour commencer sur une note positive, j’adore la seringue sonique de la Rani. Si je dépense de l’argent dans du merch, ce sera pour ça.
Bon, j’espère vraiment que RTD sait ce qu’il fait, qu’il a un plan encore plus grand et plus ambitieux dont il n’aurait pas encore dévoilé toute l’étendue et dont la période Gatwa n’était qu’une étape, et non qu’il sort de son chapeau au fur et à mesure des bombes plus spectaculaires les unes que les autres juste pour surprendre. C’est que j’en ai vu, des auteurs d’œuvres sérielles qui finissaient emberlificotés à force de privilégier les twists chocs pour prendre le public au dépourvu au mépris de la cohérence. Là, on n’est pas encore au niveau d’Arya Stark qui bute le Roi de la Nuit juste pour déjouer les prognostiques, mais pas loin. Des déclarations comme quoi il a posé l’entourloupe du Maître dans la dent en or du Toymaker comme ça mais qu’il ne sait pas encore quoi en faire ne me rassurent pas.
Belinda, c’est le ratage total. Comme dirait l’autre : « Je n’attendais rien et j’ai quand même été déçue ». Déjà, elle passe la première partie de l’épisode remisée au placard. C’était sympa de revoir la Chambre Zéro, et comme ça Susan Triad ne sert pas qu’à décorer, mais avec tout le jeu sur le méta qu’on se trimballe depuis le début de cette nouvelle ère, c’est comme si l’épisode disait à Belinda : « Écoute, on sait pas quoi faire avec toi, donc va attendre dans la boîte à outils ». Et après c’est pire. Elle a droit à un happy end grâce à un retcon de sa propre vie. C’est pas moi qui vai nier qu’avoir un enfant peut être une source de joie (en plus, ma fille doit avoir le même âge que Poppy), ou qui vai dire que vouloir se caser avec un mioche c’est être une mauvaise féministe. Mais le fait est que Belinda n’a jamais émis le moindre souhait (c’est littéralement Ruby qui le fait pour elle) d’avoir ce genre de vie. On ne lui a pas demander son avis, et le Docteur qui se permet de réécrire son histoire comme ça, c’est très discutable sur le plan moral. J’ai pensé à Donna dans le double de la bibliothèque qui elle aussi se voyait attribuer deux gosses qui n’étaient pas les siens mais l’illusion était tellement forte qu’elle était horrifiée qu’on lui dise la vérité. Surtout avec la feinte cruelle à la fin comme quoi l’homme avec qui elle aurait pu les avoir était bien réel et n’avait pu être réuni avec elle que par un caprice du destin. En plus, Poppy existe vraiment, juste autrepart dans l’espace et le temps. J’entends bien qu’on voulait fournir une raison au Docteur de se régénérer avec un beau sacrifice, mais là c’est juste un gâchis douteux. Et je suppose qu’on ne saura jamais pourquoi Munday Flynn était son parfait sosie.
Ruby s’en sort nettement mieux, mais c’était pas difficile. Je ne l’ai jamais trouvée ni désastreuse ni extraordinaire, elle reste une compagne middle-tier pour moi. Tout au plus j’apprécie son traitement final de Conard : alors que je m’attendais à ce qu’elle lui administre une punition bien karmique, elle décide de faire preuve de bonté envers lui. C’est la preuve qu’elle est vraiment une bonne personne, prête à vouloir sincèrement le bonheur de ses ennemis. Qui sait, peut-être que Conard a réalisé à ce moment-là que c’était lui le méchant de l’histoire contrairement à ce qu’il croyait et a enfin éprouvé de la culpabilité, mais quand bien même il aurait eu cette épiphanie cela n’aura servi à rien puisqu’il a tout oublié dans sa nouvelle vie avec sa carrière à la Phillipe Echtebest.
Les séquences d’action avec UNIT étaient plutôt cool visuellement, la tour qui pivote ça en jette.
Pour ce qui est d’Omega et la Rani… tout ça pour ça. Ça ne m’a pas trop dérangée, mais c’est parce que je me suis fait une raison. Bon, au moins, régler le problème d’Omega aussi vite aura évité de trop étirer le moment de médiocrité comme avec Sutekh. C’est la deuxième fois que je soupçonne RTD d’avoir regardé L’attaque des titans (la première c’était dans Wild Blue Yonder). On peut dire qu’il est vraiment revenu altéré (il y a un côté Crispy Master). Même le Docteur et les Ranis n’ont pas l’air d’en croire leurs yeux devant cette vision, et je n’ai pu m’empêcher de rire de leurs tronches ahuries : « Oh oh, mais c’était pas prévu, ça ! ». Concernant la Rani, sans dire qu’on la retrouve complètement, il y a un peu de mieux. Contrairement au Maître qui déteste les humains avant tout parce que le Docteur les aime, elle méprise juste tout ce qui n’est pas un Seigneur du Temps. Son discours eugéniste me fait vraiment regretter que l’Enfant Intemporel ne soit pas revenu sur le tapis. Je ne sais si c’est triste ou drôle, mais son côté scientifique était le plus apparent dans son sort final : c’était, dans toute sa splendeur, la savante folle qui joue à l’apprentie sorcière et qui réalise trop tard que son expérience lui pète à la figure, que sa créature échappe à son contrôle. J’ai éclaté de rire en voyant Omega la grailler comme un biscuit apéritif, Mrs Flood qui se barre en loucedé : « Je suis pas assez payée pour ces conneries ! », et le Docteur qui est tout content de trouver son fusil de Tchékov comme ça on ne pourra pas dire que c’était totalement un deus ex machina.
La stérilité des Seigneurs du Temps, ça sort un peu de nulle part (du moins si on ne connaît pas l’univers étendu, il faut vraiment que je me lance dans Lungbarrow), mais ça a le mérite de justifier un peu les bigénérations.
Le caméo de Thirteen ne servait pas à grande chose, mais ça fait toujours plaisir (et puis, la petite pique au détour du dialogue quant à l’omniprésence de David Tennant). Anita, l’hôtel du temps, et même Joy à la toute fin, c’est justifié car pour l’épisode final d’un Docteur on a souvent droit à défilé de personnages et de concepts qui ont marqué son ère. Parlons-en de cette régénération finale : j’ai encore l’impression que Gatwa vient à peine d’arriver. J’ai le sentiment que quelque chose n’est pas fini avec lui. Quant à Bilie Piper…j’en suis encore à digérer l’idée. Pas que je sois contre le recyclage d’acteurs, y compris pour le Docteur, mais j’espère qu’on est plus sur un cas comme TenFourteen que comme MaxilSix ou CaeciliusTwelve, à savoir qu’elle ne serait là que pour un mini-arc de peu d’épisodes. Et en même temps, je me rappelle que le Moment déclarait : « J’ai pris cette apparence car elle vient de votre futur…ou de votre passé, je confonds souvent les deux. ». Et que Fifteen a déversé son énergie dans l’Œil de l’Harmonie du TARDIS, qui peut exaucer les souhaits ( comme de faire redevenir une Slitheen en œuf ou Rose en déesse temporaire). Ce double final débutait par la Rani en plein conte de fée, il fallait s’attendre au retour du Grand Méchant Loup.
En attendant, le Boss est toujours tapi dans l’ombre, et Susan et Rogue peuvent aller se faire cuire une gauffre.
Pour Billie Piper, plus j'y pense plus je me dis qu'elle ne va pas jouer le Docteur (pourquoi ne pas l'annoncer officiellement comme telle si c'était le cas?) et je n'imagine pas non plus que RTD ose l'évacuer en deux minutes dans l'épisode suivant (une régénération à la Romana où elle essayait divers look avant de choisir le bon... Je ne vois d'ailleurs pas comment même Davies oserait faire ça de nos jours tellement ça hurlerait au scandale). Donc ça doit être une espèce de bug, le Valeyard (encore que le personnage n'avait déjà pas grand sens à l'époque alors vu le bordel actuel...), le TARDIS ou encore autre chose (Bad Wolf, aussi mais ce serait encore Davies qui se rend hommage alors que ça commence à dater et le retour de Bad Wold maintenant, c'est moins excitant que quand le nom réapparaissait en saison 4)... Mais ça fait parler, ça s'est sûr et j'ai l'impression que maintenant ce n'est plus que ça: des apparitions d'acteurs et de personnages qui vont faire parler et derrière il faut coller une justification et vite passer au hashtag suivant.
Pour Munday Flyyn, je pense que c'est juste une descendance du style Caecilius/Frobisher, Gwyneth/Gwen... Ou même un paradoxe à la Danny Pink/Orson Pink. Disons que ce n'est pas là-dessus que je vais m'arrêter.
Zakath-Nath : Comme les habitués l'ont peut-être remarqué, depuis quelques semaines je fais quelques modifications: fond éclairci et couleur de liens visités modifiée pour plus de confort de lecture, liste de mots-clés à gauche pour palier à l'impossibilité de ranger un article dans plusieurs rubriques à la fois, nouveaux noms pour certains blocs, titres transformés en liens, archives par mois moins encombrantes... J'espère que cela vous sied et vous rend la navigation plus agréable. CALVET : Bonjour,je cherche à me procurer le coffret de la première époque en français les 68 épisodes.salutat ions Zakath-Nath : Pour Upstairs Downstairs? Malheureusement, je crois qu'il n'y a pas de coffret vf ou avec sous-titre. sous-titre
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