Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!
John et Belinda Smith mènent une vie paisible avec leur fille Poppy, bercés par les récits télévisés de Conrad sur le Docteur. Ponctuellement, un événement étrange se produit qui les pousse à douter de ce qu'ils voient ou de leurs souvenirs mais rien d'important, alors que s'annonce le 24 mai, date attendue par toute la population parce que... Tiens au fait, parce que quoi?
Chaque avant-dernier épisode de saison, en tout cas quand Davies est aux manettes, s'achève de manière peu ou prou similaire: le méchant se dévoile devant le Docteur alors que son plan machiavélique atteint son étape la plus décisive, enclenchant destruction et désolation, et le Seigneur du Temps, réduit à l'impuissance, reste tétanisé, les yeux écarquillés (dans la saison 3, la révélation de l'identité de l'antagoniste et la nature de son plan se faisait dans deux épisodes différents mais la réaction du Docteur restait dans les clous.). En montrant la Rani tomber le masque en l'absence du Docteur dans l'épisode précédent, l'on pouvait craindre d'avoir trop d'avance sur lui et que de fait, sa réaction attendue lorsqu'il serait mis au jus tomberait à plat. Néanmoins, alors qu'approche le terme d'une saison en demi-teinte, Russell T. Davies montre qu'il n'a pas abattu toutes ses cartes et qu'il sait encore à peu près comment procéder à ce niveau.
Depuis son retour d'ailleurs, des questions se posaient sur la réalité dans laquelle évoluait le Docteur: depuis que le mot mavity avait remplacé gravity en fait mais également dans le quatrième mur fréquemment cassé par Mrs Flood, la mise en abime avec les fans de la série qui ne disparaissaient pas au terme de Lux, la visite du Docteur à Conrad en cellule difficile à dater (avant sa rencontre avec Belinda mais après son incapacité à se matérialiser autour de 2025)... Et là, on commence en plein conte de Grimm avant de retrouver les personnages le 23 mai 2025 mais dans un univers qui tient de la fausse utopie où derrière une esthétique de société figée dans des années 50 idéalisée on perçoit un monde bien plus proche de 1984, ce qui ne surprendra pas quand on découvre qui l'a façonné. On a donc certes un temps d'avance sur le Docteur et Belinda puisque l'on sait que leur vie de famille est montée de toute pièce mais il faut encore comprendre comment on en est arrivé là et quel est le but de la Rani.
Visuellement, on a quelques belles idées comme la citadelle de la Rani qui en jette, et Archie Panjabi est très bien mais l'intérêt de la bi-génération me rend toujours perplexe dans son cas et hormis un tournevis sonique qui évoque une seringue (bien plus stylé que celui du Docteur), son côté scientifique passe à la trappe et pour l'instant on dirait surtout un Maître de sexe féminin et pourquoi une copie quand on a eu l'originale en la personne de Missy? Néanmoins, on a droit à notre abattage de masque de dernière minute puisque l'on réalise que son plan tarabiscoté impliquant un nouveau membre du Panthéon et l'affreux Conrad servait à permettre le retour d'Omega. Tout cela à force de flash sur les anciennes incarnations des Seigneurs du Temps pour bien faire comprendre aux spectateurs qui n'ont pas suivi la série classique que c'est une menace très importante et qui ne sort pas d'un chapeau*. Susan essaie encore d'intervenir mais c'est Rogue qui a droit à la parole et vu que cela conduit le Docteur à faire ce que voulait la Rani, on peut se demande si c'est vraiment lui (sa dimension infernale a des flammes vraiment bidons).
Bref, intrigant, avec de jolis décors et un cliffhanger qui maintient le suspense pour la semaine suivante. Hélas, Belinda n'est toujours pas à la fête et le peu qu'elle fait est exactement ce que la Rani attendait, cela ne la rend pas sympathique... Quand je pense que je critiquais le traitement de Yaz en saisons 11 et 12, ce n'est rien à côté. D'autant que même si Ruby de son côté n'a encore rien fait de décisif aux côtés de Shirley et sa bande, elle a au moins le droit de douter plus vite et agir en conséquence, ce qui découle sans doute davantage d'une volonté de Conrad de la marginaliser et d'une expérience d'une réalité alternative que de son mérite supérieur à celui de Belinda mais comme on disait quand j'étais au collège: "ça marque mal".
*Différence non négligeable entre les deux runs de RTD: dans le premier, on montrait en amont aux néophytes la nature de l'antagoniste, en faisant monter les enjeux lors de la révélation (un Dalek? Une armée de Dalek! Des Cybermen dans un univers parallèle? Les voici dans le nôtre... avec des Daleks! Le Docteur est sympa mais en trois saisons on a vu qu'il ne fallait pas l'énerver? Un Seigneur du Temps comme le Docteur... mais psychopathe!). Ici, Sutekh ou Omega n'évoquent rien à ce qui constitue sans doute la majorité du public, on nous montre juste des images de la série classique pour qu'on comprenne qu'on ne fait pas revenir des poids-plume. Le problème peut-être d'avoir des saisons écourtées et des ennemis qui font moins "masse" que des Daleks.
Cela sent en tout cas le final où tout sera "rebooté" d'une manière ou d'une autre pour remettre le Docteur sur les bons rails d'une réalité acceptable, en effaçant quelques événements et personnages en passant. On verra comment cela se goupille et si enfin la compagne saisonnière tirera son épingle du jeu.
potion préparée par Zakath Nath, le Samedi 24 Mai 2025, 17:52bouillonnant dans le chaudron "Whoniverse".
Comme d'habitude, il vaut mieux attendre la seconde partie du final pour rendre un verdict. Mais c'est mal parti. Parce que les épisodes de conclusion sont rarement les meilleurs, si RTD nous sert ce à quoi il nous a accoutumés, ce sera des deus ex machina et du tire-larme. Et là, même la première partie n'est pas sans problème, c'est mieux que The Legend of Ruby Sunday, mais ça ne veut pas dire grand chose. Pourtant, ça reste un épisode plaisant à suivre et durant lequel on en s'embête pas, on ne peut pas lui retirer ça.
Mes deux principaux griefs étant:
-J'ai perdu espoir pour Belinda. Alors que conceptuellement, c'était bien parti: une madame tout-le-monde, ni une super-woman ni un mystère ambulant, se retrouvant contre sa volonté dans le statut de compagnon, mais pas trop geignarde (et le peu qu'elle geint est légitime). Simple mais efficace. Mais on ne lui laisse pas des masses d'occasion de briller, on la cantonne à jouer les accessoires de scène dans l'histoire d'un autre personnage. Là, elle sert littéralement de Barbe à un Docteur gay! Elle a des vibes de Yaz ou Martha. Et c'est drôle, Martha revenait en saison 4 mais ne parvenait pas à s'imposer face à Donna; là c'est l'inverse: dès que Ruby débarque, Belinda se fait éclipser. Sachant que je ne trouvais pas Ruby faramineuse, ça n'augure rien de bon pour celle qui lui succède.
-Bon eh ben, ma théorie comme quoi la Rani aurait trouvé en le Docteur une nouvelle source de fascination parce qu'elle aurait appris qu'il était l'Enfant Intemporel s'effondre. Je croise les doigts pour que le final change la donne, mais pour l'instant, c'est un mélange de Missy et du SpyMaster dans sa caractérisation. Et justement, l'intérêt de la Rani c'est qu'elle n'est pas le Maître mais a des motivations bien différentes. D'ailleurs, le narratif pour la réintroduire dans la série est tellement similaire à celui du Maître que j'ai la désagréable impression qu'elle essaie de le remplacer. En tous cas, un nouveau spectateur qui a débuté la série avec la nouvelle saison 1 risque de la voir dans ce statut. Et puis, c'est quoi cette histoire de "dernier Seigneur du Temps et dernière Dame du Temps"? Ça n'a aucun sens depuis qu'on sait qu'on pourrait avoir aussi bien une Doctoresse qu'un Raja. À moins que ça ne soit pour cadrer avec la vision du monde idéal de Conard qui, vu à quel point elle est misogyne et hétéronormée, ne doit pas être très positive à propos des individus genderfluid.
Et surtout, le seul aspect qui rappelle à quelle point la Rani est supposée être férue de sciences, c'est son palais en nonos qui fait très squelette/maquette anatomique au fond de la classe de bio. Et pourtant, avec la nouvelle tournure de la série qui penche vers le merveilleux, le féerique et le fantastique, ce personnage aurait pu représenter la hard-SF (à moins qu'il ne s'agisse d'une référence à la troisième loi de Clarke ?).
Mais à part ça, l'épisode a ses qualités. À commencer par son esthétique, soignée et malaisante à souhait : aussi bien les squelettes géants qui en jettent (et cette horloge avec le vindicateur!) que la petite société faussement utopique avec ses couleurs pastel (ce qui n'est pas sans rappeler Dot and Bubble). Le rythme et la narration sont aussi maîtrisés. Malgré mes griefs sur les traitement des compagnes de Fifteen (et à leurs relations amoureuses avec des crétins machistes), j'apprécie le clin d'oeil au premier épisode : encore une fois, on a un précédent flirt d'une compagne autour duquel se crée un univers correspondant au fantasme de celui-ci (l'air de rien, la pique lancée par Conard à Shirley au détour d'un dialogue de Lucky day parait moins gratuite quand on découvre ce que les handicapés et autres marginaux sont dans son monde idéal: il ne les voit même pas, ils n'ont pas leur place). J'ai aussi apprécié l'intervention énigmatique de Rogue et les interactions entre les deux Ranis (quoi que sous-exploitées).
Pour le Timeless Child, je me demande si ça ne va pas jouer dans le final car la Rani ramène Omega qui est censé être le plus ancien Seigneur du Temps (avec Rassilon et l'Autre) mais si elle ignore que le Docteur est encore plus ancien, ça peut fausser ses calculs, quels qu'ils soient. Il y a eu des allusions à la Période Chibnall, ne serait-ce que cette saison avec l'apparition de Jo Martin donc ce n'est pas comme si Davies essayait d'escamoter les choix de son prédécesseur estimés mauvais ou ingérables comme cela a été fait du Docteur à-moitié humain du téléfilm avec Paul McGann.
Pour Belinda, oui, je pense que c'est trop tard pour redresser la barre à ce stade. Et au moins Martha, dans le tout dernier épisode, parcourait le monde en solo pour rallier les gens et permettre de tirer profit de l'archangel network. Pas une mince affaire même si contrairement à Rose et Donna, elle ne se retrouvait pas brièvement investie de pouvoirs surpuissants pour sauver le monde. Il y avait une certaine logique avec sa caractérisation, héroïque sans que ce soit spectaculaire. Et c'était reconnu dans l'intrigue elle-même que sa relation avec le Docteur ne marchait pas parce qu'il était encore trop focalisé sur Rose pour apprécier Martha à sa juste valeur. Là, on sait déjà que Belinda quoiqu'elle fasse, devra partager la vedette avec Ruby, Shirley, et probablement d'autres (Mel, le mystère Poppy...) sans parler du Docteur... Et à aucun moment cela n'a l'air d'être reconnu dans l'intrigue elle-même que Belinda est une laissée-pour-compte, on dirait qu'on la mise là parce qu'il fallait quelqu'un pour remplacer Ruby dans le TARDIS mais que c'est finalement toujours elle la vraie compagne.
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