Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Doctor Who, saison 2 épisode 5: The Story and the Engine
Le Docteur et Belinda débarquent à Lagos en 2019. C'est l'occasion pour le Seigneur du Temps de se faire rafraîchir la nuque dans son salon de coiffure préféré. Hélas, le propriétaire des lieux a changé et avec les autres clients captifs, le Docteur se voit contraint de fournir de bonnes histoires au Barbier, sinon...

Après le sinistre Lucky Day, c'est peu dire que ma motivation pour regarder l'épisode suivant de la série avait baissé et pourtant, j'espérais que la barre soit rapidement redressée. Bonne nouvelle, Inua Ellams, nouveau venu dans cet univers, livre ici une histoire bien plus riche, intéressante et convaincante. Non sans quelques points litigieux que l'on va vite évacuer avant d'entrer dans ce qui fait de The Story and the Engine un récit qui s'intègre parfaitement dans la série tout en ayant une patte bien particulière: le petit dialogue du Docteur et Belinda sur le poids de faire partie d'une minorité visible tombe à plat dans la bouche du premier, qui a le luxe d'aller dans n'importe quelle société de l'espace et du temps plutôt que de se matérialiser aussi régulièrement dans le Royaume-uni des XXe et XIXe siècle; il faut croire aussi que ses précédentes incarnations n'ont jamais eu ce problème dans d'autres lieux et d'autres temps? Ça semble très euro-centré. On tique aussi en l'entendant dire que c'est la première fois qu'il est Noir. Aurait-on oublié la version jouée par Jo Martin? Justement pas, la suite le prouve, donc va comprendre, une subtilité m'échappe à moins que la mémoire du Docteur, surtout concernant son ancienne vie, soit lacunaire (possible puisqu'il ne remet pas de suite un personnage). Ensuite, toute l'histoire relative à Belinda est fort niaise même si elle sert à caser le caméo obligatoire de Mrs Flood. Et Belinda ne sert par à grand chose après un épisode dont elle était quasiment absente. Au sein d'une saison raccourcie par rapport à la précédente série, c'est gênant.

Le reste fait cependant bien plaisir tant on se retrouve face aux ingrédients qui font tout le sel de Doctor Who: un point de départ anodin (un salon de coiffure) qui se révèle être un piège, un mélange de mythologies au service d'une intrigue de science-fiction et d'un scénario qui ménage des surprises, les intentions de l'antagoniste et son identité restant mystérieuses un bon moment. L'idée d'un appareil qui avance grâce à l'énergie fournie par des histoires est amusante et permet une réflexion sur le pouvoir des récits. Pendant un temps, l'on pense qu'on va se retrouver face à un nouveau membre du Panthéon, ce qui semble trop rapproché par rapport à Lux mais on nous balade dans une direction puis l'autre et rien n'est simple, à commencer par le Barbier et son acolyte Abbie.

Ariyon Bakare, comme beaucoup d'acteurs british, en est donc à son deuxième passage dans la série, encore dans le rôle de la menace. Il faut le savoir, car on n'en voudra à personne de ne pas l'avoir reconnu grimé en lion hargneux dans The Woman who lived où son personnage était finalement secondaire par rapport à Ashildr. Ici, il se montre inquiétant à souhait au début, doucereux, mais le Barbier a une motivation compréhensible, tout comme Abbie, et ils se révèlent plus nuancés alors que l'histoire avance, bref, de vrais personnages et pas de simples archétypes pour les besoins de la démonstration comme l'autre horrible de la semaine dernière.

Le cadre, inédit si je ne m'abuse, au moins à la télévision, est rafraichissant même si on passe la majeure partie de l'épisode dans le salon de coiffure. Il y a de quoi se poser quelques questions, entre le thème des contes et histoires exploité ici, le passage meta de Lux quelques semaines plus tôt et le fait que Mrs Flood brise régulièrement le quatrième mur, semble en savoir sur le futur, bref, donne l'impression d'être un genre de démiurge... Tout ceci peut être un indice sur sa vraie nature et la destination du fil rouge de la saison mais attendons voir.

The Story and the Engine amorce donc de belle manière la deuxième moitié de la saison, qui touchera vite à sa fin puisqu'après le spécial Eurovision de la semaine prochaine, on attaquera le double final qui devrait éclaircir bien des choses.
potion préparée par Zakath Nath, le Samedi 10 Mai 2025, 19:24bouillonnant dans le chaudron "Whoniverse".


Ingrédients :

  Campanita
Campanita
15-05-25
à 14:33

Pour le fait que le Docteur ne se souvienne pas avoir été noir avant, je doute que ça soit une simple et grossière erreur de continuité, surtout avec le caméo de Jo Martin, ça voudrait dire que les deux scènes auraient été écrites par une personne différente qui n'aurait pas pris la peine de relire l'épisode en entier pour éviter les couacs dans la cohérence... C'était donc voulu, mais je ne vois pas ce qu'on essaie de faire passer au juste. Ma théorie, c'est qu'il y a une différence entre la mémoire au niveau intellectuel et au niveau émotionnel. Fifteen peut donc se souvenir avoir été noir de manière factuelle, mais pas se souvenir de ce que ça fait. En plus, la Fugitive est une femme, elle n'aurait pas pu se sentir aussi à l'aise chez un barbier, un type de coiffeur spécialisé pour une clientèle masculine. Enfin, Ncuti Gatwa et son Docteur étant homosexuels, il devrait savoir ce que ça fait de subir une discrimination intersectionnelle, mais bon...

Et effectivement, je commence à m'inquiéter pour Belinda, la pauvre ne se voit décidément pas offrir la moindre occasion de briller et de révéler son potentiel (c'est pire que pour Martha à se stade).

Mais à part ça, quel épisode! Il va falloir que je le revois, car il demande un grand temps pour décanter, mais c'est sans conteste un des points culminants de la saison, voire de l'ère Gatwa. Moi aussi j'ai craint pendant un moment qu'on nous sorte un nouveau membre du Panthéon si tôt après le précédent. J'ai aussi pensé au Maître, et heureusement, l'antagoniste (pas si méchant que ça en plus) prend une toute autre direction et ça fait plaisir.

Et ce principe de devoir raconter des histoires pour tenir le coup, moi ça m'a fait penser à Shéhérazade.

Bon, épisode suivant : "And the 12 points go to our dear dear neighbours and or friends..."

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
15-05-25
à 16:36

Re:

Oui, pour l'instant, Belinda a vraiment été importante trois épisodes sur cinq... J'imagine qu'elle aura sa part dans le double final, comme toutes les compagnes mais pour l'instant, j'ai un peu l'impression d'un potentiel gâché vu son manque de présence (le temps du personnage à l'écran, je ne parle pas du charisme de l'actrice). Par exemple, c'était intéressant d'avoir un personnage voyageant dans le TARDIS contre son gré, capable de confronter le Docteur mais même si je suis contente qu'elle se soit bien adaptée et ne traine pas sa misère en geignant d'un endroit à l'autre (on a connu ça dans la série classique), elle est finalement plus lisse que prévu et sa relation avec le Docteur est pour l'instant lambda au possible.