Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Doctor Who, saison 2 épisode 3: The Well
--> Spoilers!
Toujours incapable de revenir en 2025, le Docteur envoie le TARDIS 500 000 ans dans le futur. Lui et Belinda se joignent à une unité déposée sur une planète minière. Le personnel de la mine a été anéanti et la seule survivante cache un secret terrifiant.

La pauvre Belinda a décidément des débuts difficiles. Certes, toutes les compagnes du Docteur ont tout de suite affronté des dangers mortels dans le présent, le passé ou le futur mais ces vingt dernières années elles avaient choisi de monter dans le TARDIS et entre deux épisodes éprouvants (car après tout, on n'est pas là pour regarder les personnages buller) on devinait des voyages de loisir ou des aventures peu traumatisantes. Dans son cas, la voilà dans la crainte du sort de sa planète et de tous les gens qu'elle connait, le saut dans le futur ne sera pas pour la rassurer sur le sujet et en plus, elle atterrit dans un lieu particulièrement sinistre. Une mine dans un coin de l'espace désolé et une créature qui hante les lieux... On pense à The Impossible Planet dans un premier temps, avec un huis-clos d'horreur spatial intrigant et prometteur. Qui a pu pousser les membres de la compagnie minière à s'entretuer? La survivante terrorisée est-elle totalement innocente?

La référence à un épisode de la période Tennant est en trompe-l’œil. Car il s'agit bien d'une suite mais on devine duquel deux secondes avant que le mot soit lâché, quand on apprend que la planète où les héros se trouvent étaient à une époque recouverte de diamant. Midnigth, un des meilleurs récits de Davies, où l'économie de moyens se prêtait à merveille à une menace invisible au comportement très simple mais terrifiant, qui avait bien failli venir à bout du Docteur sans le sacrifice d'un personnage secondaire plus observateur que les autres. C'est donc l'excitation qui prévaut quand l'on comprend que l'antagoniste le plus insaisissable de la série est de retour mais une excitation forcément accompagnée de la peur que Davies et Sharma Angel-Walfall, nouvelle venue qui l'assiste dans l'écriture (à moins que ce ne soit l'inverse...) ne gâchent le potentiel d'un danger qui devait beaucoup à son mystère.

Le mode opératoire de l'entité a changé puisqu'il ne s'agit plus de copier le langage et les mimiques d'une victime mais de se fixer dans son dos... Et tuer qui passe derrière elle. Une fois cette méthode exposée ce n'est d'ailleurs pas toujours bien géré et on se lasse un peu de l'attitude de Cassio, le gars qui forcément n'écoute pas ce que le Docteur dit quand il faudrait. On peut aussi s'agacer de la réflexion sur la langue des signes qui rend les gens qui ne la comprennent pas paranos comme s'il fallait obligatoirement caser une réflexion moralisatrice dans un épisode qui par ailleurs n'est pas le premier à mettre en scène une protagoniste mal-entendante. Mais de parano, il en sera question, langue des signes ou pas, puisque la bestiole a le chic pour la faire naître chez ses victimes et les pousser à bout. La fin ne manque d'ailleurs pas d'entretenir le doute et d'annoncer qu'on est amené à revenir à cette entité dans un avenir plus ou moins proche... Ce qui n'est pas forcément nécessaire, comme toujours quand on revient sur un one-shot parfait.

Le casting secondaire de l'épisode est quant à lui des plus solides. Se détachent surtout Rose Ayling-Ellis dans le rôle d'Aliss, seule survivante à un prix qui pourrait lui valoir d'être condamnée à la solitude (mais on se doute que le Docteur ne se résoudra pas à l'abandonner à son sort) et Caoilfhionn Dunne dans celui de Shaya, la commandante dure-à-cuire (mais on se doute que s'il y a un sacrifice héroïque à faire encore une fois pour sauver tout le monde, elle sera la première sur les rangs). Naturellement, on recase Mrs Flood qui reprend la manière de Susan Triad la saison précédente d'apparaître dans chaque épisode mais tout à fait consciemment, elle.

Le twist de milieu d'épisode est savamment amené et fait son effet, le suspense se maintient jusqu'au bout... Mais The Well pâtit néanmoins de n'être que la suite de Midnigth et d'être "seulement" efficace sans atteindre le choc et la tension de l'épisode originel.
potion préparée par Zakath Nath, le Samedi 26 Avril 2025, 19:27bouillonnant dans le chaudron "Whoniverse".


Ingrédients :

  Campanita
Campanita
15-05-25
à 13:03

Encore une victoire de la saison 2, mais c'est vraiment parce que Boom est l'épisode que j'aime le moins de toute l'ère Gatwa (pour l'instant).

Le seul point que j'ai vraiment apprécié, c'est la pique moralisatrice à propos des malentendants, sans doute parce que je vis avec une personne concernée (j'ai vraiment reconnu des frustrations de mon mari dans la façon dont Aliss est traitée, et pourtant, il n'est pas sourd complet et appareillé), disons que ça nous a fait du bien.

Mais à part ça...

Moi, c'est la mention du soleil X-tonic qui m'a mis la puce à l'oreille, avant même les diamants, faut que croire que je re-maté trop souvent Midnight pour avoir en tête un détail pareil. Sur le moment, on est au comble de l'euphorie parce qu'on vient d'additionner 2 et 2 et quelques secondes plus tard, l'épisode nous confirme que la réponse est bien 4. Puis, l'excitation redescent tandis que monte la crainte que ce sequel ne soit pas à la hauteur du banger auquel il emboite le pas. Et ça ne manque pas. Avant ce twist (qui j'ai oui-dire, est un ajout spontanné de RTD après avoir remarqué des similitudes fortuites entre le concept proposé par la co-scénariste et ce qui est sans doute son meilleur antagoniste), l'épisode n'était pas incroyable mais tout à fait correct, hélas, après la révélation, la comparaison avec le modèle devient inévitable, et c'est pas en faveur de The Well.

Mais c'était casse-gueule dès le départ. On dirait que RTD a voulu capitaliser sur une de ses plus grandes réussites antérieures (sans doute mis en confiance par le succès de Wild Blue Yonder qui avait laissé la même impression), mais que cette fois il n'a pas bien saisi ce qui avait si bien marché avec Midnight.

Tentons d'analyser pourquoi:

1) La version masculine et gothique de Daria incarnée par Merlin. J'ai failli mettre une balise strike comme pour dire que c'est l'argument blague de la liste, mais en fait non.
2) J'ai pris le train en route alors que Matt Smith achevait sa première saison, je n'ai pas vécu ce que ça faisait de voir Midnight pour la première fois en direct, donc mon opinion est rétrospective. Mais il me semble que sa popularité avait été accidentelle à l'époque. C'est un bottle episode, avec un budget réduit, l'action en huis clos, le décor minimaliste, un des deux protagonistes quasi absent car son interprête était mobilisé pour le suivant, et le tout coincé entre la fin de saison et un double-épisode beaucoup plus ambitieux. Si aujourd'hui, on peut considérer que de Silence in the Library à Turn Left on a l'enchaînement de quatre épisodes consécutifs le plus qualitatif de la New Who, à l'époque, Midnight était supposé être le petit bouche-trou de fin de saison. Et il se révéla être un bijou. Mais ce genre de miracle ne peut pas se répéter sur commande.
3) Cette économie de moyens est justement ce qui a permis à cet épisode d'être si exceptionnel. Pas d'effets spéciaux en dehors d'un plan au début qu'on préferera oublier, tout repose sur l'écriture et la performance des acteurs, en particulier David Tennant et celle qui incarne Ciel (je connais pas le nom, désolée...). Il y a une façon naturelle et organique dans le déroulé et l'enchaînement des évènements. Je me suis fait la réflexion que cet épisode donnerait très bien en pièce de théâtre.
4) J'aime beaucoup le premier acte, avec le Docteur qui s'assied à côté de chacun des autres passagers pour taper la discute. Les personnages sont posés efficacement, ils nous marqueront tous d'une manière ou d'une autre (pas toujours dans le bon sens, n'est-ce pas la mère de Merlin?). On les sent tangibles. En comparaison, ceux de The Well m'ont paru être des archétypes ambulants (le background de Shaya, ça a l'air tellement forcé pour dire: "Vous avez vu, ce perso à une histoire!"). À part Aliss, aucun n'a suscité mon empathie.

Bref, on ne s'ennuie pas devant, mais RTD aurait été plus avisé de ne pas céder à l'envie de reproduire son coup de maître.

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
15-05-25
à 16:25

Re:

C'est toujours le risque quand on s'attaque à un épisode devenu culte (et je pense que celui-ci l'est effectivement devenu avec le temps, contrairement à Blink je crois qui était plus "culto subito". Un peu comme quand les Anges pleureurs sont revenus, justement, désormais ce sont des monstres de la galerie de la série sur lesquels Moffat n'a même plus le monopole, pas les plus utilisés mais tout de même pas mal vu leur récente apparition dans l'histoire de la série. Et là, on nous suggère qu'on n'en a pas fini avec l'Entité, qui garde encore de son mystère mais pour combien de temps?